Le Bilderberg, ou les origines nazies et franc maçonnes de l’Europe

0
Le-Bilderberg-ou-les-origines-nazies-et-franc-maconnes-de-l-Europe

L’un des premiers à avoir parlé du Bilderberg est Luis Gonzalez Mata Luis M. González-Mata est un espion et essayiste espagnol. Dans son livre autobiographique, « Cisne. Je fus un espion de Franco », il raconte sa carrière d’espion durant le régime franquiste et durant la période de la transition démocratique espagnole. En 1978, il est impliqué dans la tentative d’assassinat d’Antonio Cubillo, leader indépendantiste des Iles Canaries. En 1979, dans son livre, Les « maîtres du monde, il est l’un des premier à dévoiler l’existence et le fonctionnement du Groupe Bilderberg. , qui fut espion sous Franco Francisco Paulino Hermenegildo Teódulo Franco Bahamonde, né le 4 décembre 1892 à Ferrol (Galice) et mort le 20 novembre 1975 à Madrid, est un général et chef d’État espagnol. De 1939 à 1975 il préside un gouvernement autoritaire et dictatorial avec le titre de Caudillo (guide) : « Generalísimo Francisco Franco, Caudillo de España por la Gracia de Dios ».  et a aussi collaboré avec la CIA, avant de tout balancer. En 1979, il a écrit « Les Vrais maîtres du Monde« , et évoquait la création du Bilderberg par une clique de nazis et d’affairistes. Si l’Europe va si mal aujourd’hui, c’est probablement parce que ses fondations sont vermoulues.

Voici ce qu’on lit.

Au début des années 50, les Etats-Unis commençaient à comprendre que l’impérialisme politique avait des limites en Europe. Il convenait donc de changer de stratégie, et d’attaquer via un impérialisme économique, grâce aux multinationales US et à leurs agents. D’autant que le plan Marshall, le premier texte européen, visait à construire un marché commun et à laisser entrer librement les marchandises américaines, payées en dollars.

En 1952, un certain Joseph Retinger Józef Hieronim Retinger (17 avril 1888 à Cracovie en Pologne – 12 juin 1960) est un diplomate et « intermédiaire » polonais du XXe siècle, et une figure majeure de l’histoire du fédéralisme européen. Il est le cofondateur, au lendemain de Seconde Guerre mondiale, de la Ligue européenne de coopération économique (LECE). En décembre 1947, il est secrétaire général du Comité international de coordination des mouvements pour l’unité européenne. Partisan du fédéralisme comme solution à la guerre en Europe dès la fin de la Première Guerre mondiale, Jozef Retinger est parfois considéré comme le père d’ombre de l’Europe contemporaine. Il a joué un rôle phare dans l’organisation du Congrès de La Haye de 1948 et dans la fondation du Mouvement européen, et a été l’initiateur de l’idée de congrès annuel euro-américain devenu, à partir de 1952, le groupe Bilderberg. , alors secrétaire général du mouvement Européen, est rentré d’un voyage aux USA avec la brillante idée de créer

un organisme international au sein duquel Américains et Européens se rencontrent dans le but d’améliorer les relations entre les deux continents.

Le 25 septembre, une première réunion est organisée à Paris, et on créé un comité d’organisation pour lancer ce qui deviendra le Bilderberg.

Il y avait déjà un modèle: le Bénélux Le Benelux (acronyme, en français, de Belgique-Néerlande-Luxembourg, parfois écrit Bénélux) est une union économique entre la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg. Ces trois monarchies constitutionnelles voisines d’Europe de l’Ouest, situées entre la France et l’Allemagne, se sont unies à la fin de la Seconde Guerre mondiale, pour former une entité économique plus forte face à des pays voisins beaucoup plus grands. Le nom de Benelux est aujourd’hui souvent utilisé de manière générique pour désigner l’ensemble de ces trois pays, que cela soit de manière géographique, culturelle ou économique. , une union douanière de la belgique, du Luxembourge et des Pays Bas réalisée dès 1944 par les trois gouvernements en exil à Londres.

La liste des premiers adeptes de ce nouveau groupuscule est assez éclairante. D’après Gonzalez Mata, il s’agit de:

Joseph Retinger: il a créé plein de groupuscules altantistes à la fin de la guerre, comme le Bilderberg, donc, ou encore la European League for Economic Cooperation (ELEC) dès 1946, qui défendait déjà des vues ultra libérales et avait pour but d’établir un marché commun. Mais, c’est normal: ce type ne représentait que les intérêts des banquiers. ELEC défendait déjà le commerce libre et non faussé, la toute puissance des « Marchés » etc. On notera que c’est le père de Giscard qui représentait la branche française d’ELEC. Retinger a aussi participé à la création en 1948 du Mouvement Européen via l’ACUE ( « american commettee on united europe ») qu’il dirigeait, et qui était directement financé par la CIA. Le prince Bernhard en était membre, ce qui lui a permis de lancer le Bilderberg avec son vieux complice Retinger. L’ACUE visait à créer un pouvoir supranational qui décide à la place des peuples, afin de créer une europe rentable pour les intérêts US.

The-Bilderberg-Group

Retinger était déjà allé aux Etats-Unis en 1946, afin, nous dit-on, de trouver des financements pour son groupuscule européaniste, l’Independent League for Economic Co-operation (ILEC). A l’époque, il avait rencontré ses vieux amis Avrell Harriman, David Rockefeller et Walter Bedell Smith, qui l’envoie chez CD. Jackson, l’assistant d’Eisenhower pour la guerre psychologique. Dans la version de Retinger, c’est lui-même qui a soumis l’idée européenne aux US, d’ailleurs Jean Monnet dit aussi que c’est lui qui a lancé l’idée auprès des autorités US. Mais, c’est faux. L’idée européenne, même si elle est ancienne, est bien une lubie de banquiers américains. Apparemment, c’est Retinger qui aurait demandé à Bernhard des Pays Bas de l’aider à mettre en place le Bilderberg, grâce à un financement de la CIA.

Retinger a déclaré

J’ai trouvé en Amérique un accord unanime pour nos idées chez les financiers, hommes d’affaires et politiciens. M. Leffingwell, associé principal de JP Morgan, Nelson et DavidRockefeller, Alfred Sloan [président de General Motors], Charles Crochet, président de la Société américaine Rolling Mills, Sir William Wiseman, [du SIS anglais] partenaire de Kuhn Loeb, George Franklinet particulièrement mon vieil ami Adolf Berle Jr [Council on Foreign Relations], étaient tous favorables, et Berle a accepté de diriger la section américaine [des Independent League for European Co-operation]. John Foster Dulles a également accepté d’aider

D’après le livre « Shadow Rulers: the euro american trojan horse« , Retinger était un agent de la franc maçonnerie internationale. Retinger aurait aussi joué un rôle crucial dans la nomination de plusieurs papes, dont Jean 23, un pape réputé proche des réseaux occultes. Et apparemment, le prince Bernhard avait le pouvoir de s’opposer à la nomination des papes, ce qui expliquerait pourquoi le pape Jean paul 1er a été empoisonné au bout de 33 jours de règne. Ce pouvoir viendrait du fait que sa famille, les Habsbourg, descendraient du dernier empereur de Rome. Apparemment, Retinger était aussi un agent des services de renseignements anglais.

Reseau Gladio

Pour d’autres, Retinger était un agent anglais qui a instauré les bases du réseau Gladio en Angleterre. Gladio, c’est le nom donné aux réseaux stay behind installés par les américains à la fin de la guerre pour maintenir une tension en Europe, souvent par des opérations sous faux drapeaux. Mais, Gladio était aussi, comme on l’a vu dans le cas de la Belgique, un réseau de corruption des élites politiques et économiques, notamment par le biais des réseaux pédocriminels. En gros, Gladio représentait la main mise des Etats Unis sur l’Europe, par infiltration dans les services secrets et l’armée, et par l’organisation d’attentats, qu’on a attribués à l’extrême droite ou à l’extrême gauche.

Ce qui est certain, c’est qu’il était au centre du système de financement de divers groupes pro européens, ultra libéraux et à tendance fasciste, comme le Mouvement européen, et sa filiale l’European Youth Campaign, directement financés par Washington.

Prince Bernhard des Pays-Bas: il était membre d’ELEC, et a adhéré au NSDAP (le parti nazi) dès 1933. Il a aussi été membre de la SS et a ensuite travaillé pour IG Farben à Paris. En plus d’être nazi, Bernhard est un pédophile, lié au réseau européen puisque Regina Louf, l’une des victimes du réseau belge lié à l’affaire Dutroux, a expliqué avoir été amenée sur son yacht, le Jumbo VI pour des orgies pédophiles.

En 1952, Bernhard vient voir son ami Walter Bedell Smith, alors directeur de la CIA, aux Etats Unis. Bernhard a présidé le Bilderberg jusqu’en 1976 (quand il a été attrapé pour avoir perçu plus d’un million de dollars des Etats Unis, suite à du lobbying pour faire acheter des avions Lockheed aux Pays Bas), et c’est un ancien premier ministre anglais, Lord Home, qui lui a succédé.

Le prince Bernhard serait le chef de la noblesse noire (black nobility), qui disent descendre des mérovingiens, comme la famille d’Angleterre par exemple. Cette « black nobility » est représentée par le Comité des 300.

Paul Van Zeeland: banquier, il a été président de l’Association pour l’Unité Européenne, membre d’ELEC (qu’il a présidée), a aidé Retinger à crée l’International League of Economic Cooperation avec Retinger, et il était à l’époque ministre des Affaires étrangères de Belgique. Il était aussi Franc Maçon au 33e degré.

Van Zeeland représentait notamment les intérêts du groupe chimique Solvay, qui fait aujourd’hui aussi dans la haute finance. « En 1939, van Zeeland accepte la présidence de la Coordinating Foundation for Refugees à New York que vient de lui proposer le président Roosevelt« . En 1956 il cesse la politique et reprend les affaires, dans des grands groupes internationaux. N’empêche, en 15 ans il aura réussi à faire de la belgique un laboratoire de l’ultra libéralisme, du conservatisme et un paradis pour riches. Tout en jetant les bases de l’Europe au Bilderberg.

Occupy Bilderberg

John S. Coleman: agent de la CIA, President de la Burroughs Corporation Burroughs Corporation est une société américaine à l’origine d’une machine à additionner, devenue par la suite constructeur d’ordinateurs, de machines à écrire et d’imprimantes. William Seaward Burroughs, un comptable au service d’une banque, a commencé à travailler à une machine qui allait devenir en 1885 la première vraie machine à additionner commercialisée. Il fonda une entreprise de machines à additionner et de machines de bureau, qui fut rebaptisée Burroughs Corp. bien après sa mort.  (qui vendait des calculatrices dès la fin du XIXe) depuis 1946. C’est lui qui a eu la mission de pousser l’intégration européenne, par Walter Bedell Smith. Coleman était le premier président du Committee for National Trade Policy, créé par George Ball pour libéraliser tout ce qu’il était possible de prendre, et ensuite il est devenu président du Bilderberg pour les Etats Unis. Il considérait que la libéralisation totale des échanges en Europe amènerait la prospérité et la richesse qui lui premettront de financer la CED, la Communauté Europénne de Défense, que les US cherchaient à imposer depuis la guerre La Communauté européenne de défense (CED) était un projet de création d’une armée européenne, avec des institutions supranationales, placées sous la supervision du commandant en chef de l’OTAN, qui était lui même nommé par le président des États-Unis. Dans le contexte de la Guerre froide, le projet, qui est esquissé en septembre-octobre 1950, ne devient un traité, signé par 6 États, que le 27 mai 1952. Ratifié par la République fédérale d’Allemagne, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas, le traité instituant la CED sera rejeté par l’Assemblée nationale française le 30 août 1954 par 319 voix contre 264. À l’origine, ce projet de CED fut le résultat d’une exigence américaine, d’une réaction française et d’une proposition de synthèse formulée par Jean Monnet. . Mais, cela impliquait le réarmement de l’Allemagne, ce qui n’emballait que moyennement les pays à peine sortis de la guerre. Coleman est ensuite devenu président de la Chambre de commerce américaine.

> William Donovan: ex chef de l’OSS puis directeur de la CIA qu’il a participé à mettre en place en 1941, également FM. Donovan connaît bien l’Europe, où il menait déjà une mission pour la fondation Rockefeller en 1915. A Londres, il rencontre Walter Page et William Stephenson, qui lui inspirent la création de l’OSS.En 1923, Donovan est toujours en Europe, et rencontre Hitler à Berchtersgaden et à la pension Moritz.

En 1924, J Edgar Hoover, le directeur du FBI, invite Donovan au Bohemian Grove. La même année, l’héroïne, qui était produite en masse par IG Farben (diacetylmorphine de Bayer Bayer AG est une société chimique et pharmaceutique fondée en 1863 à Barmen (aujourd’hui partie de Wuppertal) en Allemagne, notamment par Friedrich Bayer et Johann Friedrich Weskott, dont le siège social est à Leverkusen, Rhénanie-du-Nord-Westphalie en Allemagne. ), devient un produit thérapeutique aux Etats Unis. Devenu affairiste et très riche, Donovan fera tout pour s’opposer au New Deal salvateur de Roosevelt.

Donovan était président de l’ACUE, pendant qu’Allen Dulles était le vice président, et que Walter Bedell Smith était un des administrateurs. « Wild Bill » Donovan est reconnu comme le créateur des renseignement US modernes, mais il a surtout lancé les bases du programme MK ultra destiné à travailler le contrôle du comportement humain, et qui a connu d’innombrables dérives. Pourtant, Donovan était très proche du Vatican, où il a envoyé quelques compatriotes. Il a pris sa retraite politique après avoir été assistant du procureur à Nuremberg, et a repris les affaires en tant qu’avocat à Wall Street. Donovan est aussi chevalier de l’Ordre de Malte, une sorte de secte ultra catho. En juillet 1950, c’est lui qui signe un mémorandum des renseignements US qui demandait de lancer une campagne de propagande pour la création d’un parlement européen.

Biderberg Group - The secret Elite

En 1952, Donovan a déclaré

Ils m’appellent le père du renseignement centralisé, mais je préférerais qu’on se souvienne de moi à  cause de ma contribution à  l’unification de l’Europe.

Walter Bedell Smith: chef d’Etat major d’Eisenhower pendant la deuxième guerre, il était donc administrateur de l’ACUE qui a servi à financer avec de l’argent US les premiers mouvements européanistes, dans le seul et unique but d’ouvrir un marché libre pour les multinationales et banques anglo saxonnes.

Il a été ambassadeur en URSS de 1946 à 1948, puis a été nommé directeur de la CIA en 1950, qu’il a tyransformée en bras armé pour les opérations secrètes. Bedell Smith, comme Donovan et Allen Dulles, faisaient partie d’une équipe US qui avait mis en place un agenda européen, avec notamment la création d’un Parlement européen (selon un mémorandum de juillet 1950).

> Paul Rijkens: pdg d’Unilever, il a rencontré Retinger à Londres pendant la guerre,  et a été l’un des initiateurs du Bilderberg.Il était proche d’Hitler, bien qu’il s’en soit caché, mais ensemble ils ont fait pas mal de business. Rijkens était aussi membre d’ELEC, tout comme le prince Bernhardt, et membre du conseil d’administration de la Rotterdam Bank, qui en 1923 a prêté l’argent pour construire le premier QG Nazi à Munich. Allen Dulles était l’avocat de cette même banque, comme c’est étrange. Mais, il a aussi travaillé pour l’industriel allemand Fritz Thyssen, qui a beaucoup oeuvré pour l’armement du Reich, ou encore pour IG Farben qu’on ne présente plus et qui était co détenue par les Rockefeller. Au passage, Allen Dulles était l’un des organisateurs du programme US de contrôle mental de la population, MK Ultra.

D’ailleurs, la Rotterdam Bank, loin d’être une banque hollandaise, a été créée par le père de Thyssen. Une partie de l’argent des Thyssen a ensuite été transféré à la Union Banking Corporation, à New York, grâce notamment à prescott Bush, le père de Bush 1er et grand père de Bush junior.

Parmi les administrateurs d’Unilever, plusieurs étaient aussi au canseil d’administration de la Rotterdam Bank. David Miltrany, le chef de la division internationale d’Unilever, a théorisé le « fonctionnalisme » qui devait permettre la création européenne même contre l’avis des peuples. Rien de plus simple: on lance une intégration supra nationale via toute une série de processus d’internationalisation de différents secteurs,visant à mettre en œuvre une logique autonome, ce qui rend inévitable une intégration plus poussée et, finalement, rend les Etats nationaux obsolètes.

Bilderberg Reunion

Guy Mollet: leader du parti socialiste (SFIO), entré dans les cabinets ministériels dès la fin de la guerre (Blum puis Pleven). C’est le seul de la bande qui n’a pas de sympathies nazies ou fascistes affichées. Toutefois, c’est l’un des rares socialistes à être un admirateur des Etats Unis et de l’Europe. Il a rejoint le Comité d’action pour les États-Unis d’Europe de Jean Monnet, installé à Lausanne. Mollet était aussi un fan de la Communauté Européenne de Défense, ce qui a créé la polémique au sein de la SFIO.

Mieux encore, des archives ressorties en 2007 montraient que Mollet (qui était prof d’anglais et était alors premier ministre -c’est-à-dire président du Conseil) avait carrément proposé en septembre 1956 au premier ministre anglais, Anthony Eden, de rattacher la France à l’Angleterre, comme c’était le cas pour l’Irlande. Mollet serait même revenu à la charge deux semaines plus tard, quand Eden était en visite à Paris: il a proposé d’intégrer la france au Commonwealth, et que les Français seraient parfaitement d’accord pour faire allégeance à la couronne !

C’est Mollet qui a fait passer le traité de Rome en 1957 qui instaure la communauté économique européenne avec tout un tas d’institutions financières telles que la Banque Centrale Européenne. Ce traité est d’inspiration ultra libérale (évidemment), mais cela n’a pas dérangé le n°1 socialiste. Ce qui ne fut pas le cas des militants/ électeurs… En même temps que la dite communauté économique, on a créé une union nucléaire dans Euratom, si bien que la politique d’indépendance nucléaire de De Gaulle dérangeait Mollet autant que Pinay, dont on va parler maintenant.

The Round Table

Antoine Pinay: industriel embarqué en politique, il a voté les pleins pouvoirs à Pétain en 1940. Il est ensuite entré au gouvernement en 1948, puis a été nommé premier ministre, et a créé ce qu’on a appelé le « Cercle Pinay », anti communiste et ultra libéral. « En 1941, il est nommé au Conseil national de Vichy, puis décoré de la francisque, faisant partie selon sa biographe Christiane Rimbaud des notables de province sur lesquels le régime voulait s’appuyer« , nous dit Wikipedia. Mais, pris par le remords, et aussi parce que le vent tourne, il aurait démissionné en 1942. Comme Mitterrand, papon et tant d’autres, Pinay serait même devenu résistant en 1943 Antoine Pinay, né le 30 décembre 1891 à Saint-Symphorien-sur-Coise (Rhône) et décédé le 13 décembre 1994 à Saint-Chamond, fut un homme d’État français. Président du Conseil des ministres en 1952, il fut plusieurs fois ministre sous la IVe République, avant d’occuper les fonctions de ministre des Finances dans les débuts de la Ve République sous la présidence du général de Gaulle. . La blague.

Officiellement, il s’est retiré de la vie politique en 1960, mais c’est faux. Pinay a continué ses petites manoeuvres dans « Le Cercle », créé en 1969 avec Jean Violet et Otto de Habsbourg, deux membres de l’Opus Dei comme lui. Violet, qui a succédé à Pinay à la tête du Cercle, était un fasciste notoire tout en étant ultra libéral (il était membre de la Société du Mont Pèlerin La Société du Mont-Pèlerin (en anglais Mont Pelerin Society, MPS) est une organisation internationale composée d’économistes, d’intellectuels réunis pour promouvoir l’économie de libre marché et la société ouverte auprès des hommes politiques. http://fr.wikipedia.org/wiki/Société_du_Mont-Pèlerin  de Van Hayeck), un agent provocateur qui a été membre de la Cagoule, en lien avec la mafia franc maçonne de la loge P2, notamment. Mais, son oeuvre mériterait un livre entier (il y a déjà un paragraphe sur lui ici). On peut retenir qu’il était un pion des services américains, et on peut se demander si en réalité, ce n’est pas lui qui a eu l’initiative du « cercle Pinay ».

Celui qui a ensuite repris la direction du Cercle, après Jean Violet, était Brian Crozier. Il a été journaliste pour divers journaux comme The Economist qu’il rejoint en 1953, ou pour les grandes agences de presse anglo saxonnes, ce qui était surtout une couverture pour ses activités d’espionnage et de déstabilisation. Dans les années 60, il a rejoint le « Congrès pour la liberté de la culture Le Congrès pour la liberté de la culture (en anglais : Congress for Cultural Freedom – CCF), fondé en 1950 et domicilié à Paris, fut une association culturelle anticommuniste. En 1967, il fut révélé que la Central Intelligence Agency des États-Unis finançait secrètement le Congrès au travers de fondations écrans, ce qui fit scandale. Le Congrès fut par la suite renommé Association internationale pour la liberté de la culture (en anglais : International Association for Cultural Freedom – IACF). À son apogée, le cercle était actif dans pas moins de 35 pays et recevait des subsides importants de la Fondation Ford. http://fr.wikipedia.org/wiki/Congrès_pour_la_liberté_de_la_culture « , presque entièrement financé par les Etats Unis, et furieusement pro atlantiste. Dans diverses revues, il criait au complot soviétique afin de mieux justifier un autoritarisme devenu étouffant en Europe. Crozier avait des liens étroits avec la DGSE, mais aussi avec le MI6 et la CIA, sans que tout le monde sache à quoi s’en tenir.

Au Cercle Pinay, on retrouvait donc toute une clique de fachos, d’anti gauchistes ultra libéraux et atlantistes doublés de barbouzes de haut rang proches des réseaux Gladio. Pour n’en citer que quelques uns: Georges Albertini, un ancien n°2 du Rassemblement National Populaire de Marcel Déat Marcel Déat, né à Guérigny (Nièvre) le 7 mars 1894 et mort à San Vito, près de Turin, le 5 janvier 1955, est un homme politique français, socialiste, puis néo-socialiste, et collaborationniste. Normalien, journaliste et intellectuel, il est député SFIO de 1926 à 1928 et de 1932 à 1936. En 1933, il est exclu du parti pour ses doctrines de plus en plus autoritaristes, ses positions d’union nationale et de soutien au cabinet Daladier. Il participe à la création le 5 novembre 1933 du Parti socialiste de France et devient le chef de file des néo-socialistes, séduits de plus en plus par les modèles fascistes. Ministre de l’Air en 1936, dans le cabinet Sarraut, député « rassemblement anticommuniste » en 1939, il devient le fondateur en 1941 du Rassemblement national populaire, parti collaborationniste, qui se déclare socialiste et européen. Il termine sa carrière politique en 1944 comme ministre du Travail et de la Solidarité nationale dans le gouvernement de Vichy, et s’enfuit à Sigmaringen avec le dernier carré des ultra-collaborationnistes, puis en Italie. , un groupe nazi, qui a aussi été au gouvernement de Pierre Laval, cet affairiste proche des nazis, et qui  revenu miraculeusement à la vie politique. Probablement en raison de ses liens avec la banque Worms et une certaine synarchie, mais c’est une autre affaire. Ou encore William Colby, qui fut directeur de la CIA dans les années 70. Ou Jean Monnet, le « père de l’Europe », dont on va parler plus bas.

Un certain nombre de patrons de services secrets européens étaient également présents. Au Cercle, on défendait l’apartheid, mais on intervenait aussi dans des opérations de déstabilisation de gouvernements européens étrangers. Jonathan Atken, l’un de ses dirigeants, était un agent du MI6. Comme pour Gladio, il s’agissait de supporter des coups destinés à ce que l’Europe reste bien dans la ligne de conduite fixée par les américains.

Le Cercle avait des moyens pour diffuser une propagande bien huilée auprès des gouvernements et des médias, en s’appuyant sur des médias commerciaux corrompus mais aussi sur divers think tank et autres groupuscules.

Biderberg Meeting

Nicolas  Franco: le frère du dictateur Francisco Franco était ambassadeur au portugal durant la deuxième guerre. Il a joué un rôle dans la « transition » démocratique, en s’assurant qu’on en fasse surtout pas table rase, et que de tels fascistes restent dans les nouvelles structures démocratiques, comme ce fut le cas avec les patrons collabos et autres nazis français, belges, hollandais, anglais etc. Les réunions de préparation ont précédé le lancement du Bilderberg.

En Espagne, on dit que la dite « transition » a été entièrement pilotée depuis Washington et organisée par la CIA. On peut aussi ajouter qu’un certain nombre de nazis ont fui l’Allemagne par l’Espagne, pour ensuite s’installer en Bolivie, par exemple, comme Klaus Barbie, où ils ont continué à faire ce qu’ils aiment: détruire toute notion de démocratie et faire du fric notamment grâce à la drogue. Mais, je m’emporte. En 1975, quand on savait que Franco allait passer l’arme à gauche, une réunion du Bilderberg à Palma de Majorque a évoqué la suite des événements, afin d’assurer une sortie du franquisme « sans traumatisme« .

85597998

Hermann Abs: ex banquier nazi, membre du conseil d’administration de la Deutsche Bank jusqu’en 1945, puis président de la Deutsche Bank dès la fin de la guerre… Ce qui en a fait le banquier allemand le plus puissant de l’après guerre, d’autant qu’il a réussi à reformer la banque, qui avait été divisée en plusieurs entités à la libération. Avant la guerre, Abs passait pour être l’un des banquiers d’Hitler, et il a contribué à définir la stratégie économique du Reich. Et durant la guerre, la Deutsche Bank a mis la main sur les banques des pays envahis, qu’elle a « aryanisées », si bien qu’en 1943, les avoirs de la Deutsche Bank avaient été multipliés par quatre.

Abs a aussi siégé au conseil d’administration d’IG Farben, figure de proue de l’armement nazi. Après la guerre, c’est carrément à Abs que les américains ont confié la répartition de l’aide (ou pseudo aide) du plan Marshall. sans surprise, Abs était également membre d’ELEC. Abs a mystérieusement échappé aux poursuites à Nuremberg, notamment parce que les anglais n’y avaient aucun intérêt et aussi parce que son ami agent de la CIA John McCloy (autre chantre de l’europe ultra libérale et président de la Banque mondiale après la guerre), s’est arrangé pour empêcher cela.  Alors que la moitié des administrateurs d’IG Farben y sont passés, par exemple. On peut encore noter qu’en 1983, c’est Hermann Abs que Jean paul II a choisi pour réorganiser la banque du Vatican après le scandale de la banque Ambrosiano Banco Ambrosiano est une banque italienne qui a fait l’objet d’une des plus retentissantes faillites de l’après-guerre en 1982, suscitant ainsi l’un des plus gros scandales impliquant la mafia et la banque du Vatican, son premier actionnaire, qui ouvrira la voie à l’opération mani pulite dans les années 1990. Roberto Calvi, membre de la loge Propaganda Due (P2) et directeur de la Banque Ambrosiano, a été retrouvé pendu sous un pont à Londres le 17 juin 1982. En 2006, le procès concernant l’affaire Calvi continuait, impliquant notamment Licio Gelli, le grand-maître de P2. La mort du pape Jean-Paul Ier en 1978 a parfois été liée au scandale Ambrosiano, donnant ainsi le scénario d’une partie du Parrain III. La banque Ambrosiano a en effet été accusée de transférer secrètement des fonds au syndicat polonais Solidarnosc et aux Contras du Nicaragua, soutenus par Washington contre le régime sandiniste. .

Abs était donc l’allié de Retinger pour la mise en place du Mouvement Européen, puis du Bilderberg, deux émanations de la CIA. On voit que la morale des élites européennes est à géométrie variable. Abs était proche de Franz Josef Strauss Franz Josef Strauß, né le 6 septembre 1915 à Munich et décédé le 3 octobre 1988 à Ratisbonne, était un homme politique allemand membre de l’Union chrétienne-sociale en Bavière (CSU). Proche des nazis dans sa jeunesse, durant la Seconde Guerre mondiale il servit dans l’artillerie et plus particulièrement la défense anti-aérienne. De simple soldat il progressa jusqu’à devenir officier politique (Nationalsozialistischer Führungsoffizier), c’est-à-dire officier principal chargé de maintenir l’idéologie du parti au pouvoir dans la troupe. http://fr.wikipedia.org/wiki/Franz_Josef_Strauß , un ancien nazi lui aussi resté en politique, et il était même ministre des Finances dès 1966. Strauss était aussi présent aux Bilderberg de 1955 et 1974 et 1975. Pour l’anecdote, Strauss a présenté le futur président Portugais, qui sera au pouvoir dès le coup d’Etat de 1974, Antonio de Spinola António Sebastião Ribeiro de Spínola (Estremoz, District d’Évora, 11 avril 1910 – Lisbonne, 13 août 1996) est un militaire et homme politique portugais et est le quatorzième Président de la République portugaise, le premier après le coup d’État du 25 avril 1974. http://fr.wikipedia.org/wiki/António_de_Spínola , à Hermann Abs. Qui était alors décrit par David Rockefeller comme « le premier banquier au monde« . De fait, Abs conseillait Adenauer et la Deutsche Bank est encore une des pires banques systémiques, un monstre sans tête qui phagocyte absolument tout ce sur quoi elle spécule.

Joseph Luns: hollandais, devenu secrétaire général de l’OTAN de 1971 à 1984 Joseph Marie Antoine Hubert Luns, né le 28 août 1911 à Rotterdam et mort le 17 juillet 2002 à Bruxelles, est un homme politique et diplomate néerlandais. Il est le ministre néerlandais des Affaires étrangères avec la plus longue durée à cette fonction, soit du 2 septembre 1952 au 6 juillet 1971. Il a été le cinquième Secrétaire général de l’OTAN de 1er octobre 1971 jusqu’au 25 juin 1984, soit treize ans. . Pro américain, il a soutenu l’invasion du Vietnam, ce qui lui a valu son poste à l’OTAN. Il a aussi publiquement soutenu le dictateur Salazar au Portugal. Luns a même interdit à un opposant à Salazar de se rendre aux Pays Bas. Il a fallu soixante ans pour que sa famille avoue que dans les années 30, Luns, qui est passé pour un grand résistant aux nazis après la guerre (comme Mitterrand ou même Papon en France), était membre du National Socialist Movement.

> Sosthene Behn: fondateur et pdg d’ITT. En 1933, il a été l’un des premiers hommes d’affaires US à venir voir Hitler, à peine élu. Ensuite, ITT, qui était liée à la banque JP Morgan, a financé la SS d’Himmler. Via une filiale, The Lorenz Company, ITT avait 25% de Focke Wulf, un constructeur d’avions allemands qui a fabriqué l’un des avions stars de l’armée allemande. Behn s’est aussi déplacé personnellement en Allemagne pendant la guerre (via l’Espagne) pour s’assurer qu’Hitler avait des moyens de communication performants et pour développer les bombes au phosphore qui ont ensuite été envoyées sur Londres. Durant cette guerre, la seule  préoccupation de Behn était de développer ses affaires avec le Reich. C’est le baron banquier Kurt von Schröder qui représentait les intérêts d’ITT en Allemagne dès 1933. On note au passage que le dit baron a été condamné à Nuremberg. Sa peine fut examplaire: 3 mois de prison et une pauvre amende.

Mertens: ex colonel nazi et industriel hollandais.

D’autres personnes sont citées par Gonzalez Mata comme étant présents à cette réunion préparatoire, deux banquiers potugais nommés Santo et Nogueira dont je ‘nai pas retrouvé de trace pour l’instant du moins.

Mais un nom est en filigrane de tout ce processus du Bilderberg, bien qu’il ne fasse pas partie de cette liste de personnages troubles ayant fomenté le complot européen, parce qu’en l’occurrence on peut bien parler d’un complot ultra libéral et fascisant. Il manque un nom, celui du « père de l’Europe », Jean Monnet. Qui s’est fait très discret au sujet du Bilderberg, qu’il n’a jamais évoqué publiquement. Pourtant, les réseaux Monnet sont intimement liés aux mêmes intérêts que ceux qui se cachent derrière le Bilderberg, à savoir les banques anglaises et américaines. Car, on peut dire que Monnet défendait les intérêts des banques, notamment Lazard et Goldman Sachs.

Bilderberg Biderberg

Le bras droit de Monnet, Pierre Uri, était directeur pour l’Europe de Lehman Brothers, et un autre de ses complices, Robert Marjolin, a atterri au conseil d’administration de la Chase Manhattan Bank. Or, Uri et Marjolin étaient actifs au Bilderberg. Un autre grand ami de Monnet, Jean Guyot, a quant à lui toujours confondu l’intérêt de la banque dont il était associé gérant, Lazard, avec celui des européens qu’il était censé représenter, paraît-il.

Lire la suite … dondevamos
Partager
',enableHover:false,enableTracking:true,buttons:{twitter:{via:'ordoabchao_FR'}},click:function(api,options){api.simulateClick();api.openPopup('twitter');}});jQuery('#facebook').sharrre({share:{facebook:true},template:'
{total}
',enableHover:false,enableTracking:true,click:function(api,options){api.simulateClick();api.openPopup('facebook');}});jQuery('#googleplus').sharrre({share:{googlePlus:true},template:'
{total}
',enableHover:false,enableTracking:true,urlCurl:'https://ordo-ab-chao.fr/wp-content/themes/typegrid11/js/sharrre.php',click:function(api,options){api.simulateClick();api.openPopup('googlePlus');}});});

Laisser un commentaire

');});