Les Obédiences

France, Royaume-Uni, Etats-Unis, Allemagne...

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Depuis son origine, la franc-maçonnerie est organisée en loges, qui sont ses groupes fondamentaux, les seuls qui disposent du pouvoir essentiel en franc-maçonnerie : celui d’initier de nouveaux membres.
Depuis le début du xviiie siècle, ces loges sont elles-mêmes le plus souvent regroupées en fédérations de loges appelées obédiences (du latin obedire, « obéir »), qui prennent le plus souvent les titres de :

  • Grande Loge (terme originaire d’Angleterre, le plus fréquent)
  • Grand Orient (terme originaire de France, moins répandu dans le monde)
  • ou d’autres, plus rares.

LOGES, OBÉDIENCES & RITES MAÇONNIQUES

Les loges maçonniques existaient avant les obédiences. Elles seules disposent du pouvoir d’initier de nouveaux membres. Une loge regroupe typiquement une quarantaine de francs-maçons actifs, bien qu’il existe parfois quelques loges particulières dont l’effectif peut se chiffrer à plusieurs centaines. En général, chaque loge reste libre du choix de son président (le « Vénérable »), qu’elle élit chaque année, des sujets que ses membres souhaitent étudier, ainsi que des éventuelles actions extérieures, caritatives et/ou sociétales, qu’elle souhaite mener.

Les loges maçonniques se regroupent le plus souvent en « obédiences maçonniques », généralement appelées « grandes loges » ou, plus rarement, « grands orients ». En se fédérant ainsi, les loges regroupent leurs forces, notamment en ce qui concerne les questions matérielles (financement et gestion de leurs locaux), rituelles (harmonisation des cérémonies) et d’intervisite (les membres d’une loge peuvent habituellement fréquenter en visiteurs toutes les autres loges d’une même fédération). Il arrive aussi — surtout en France, beaucoup plus rarement dans les autres pays — que les obédiences maçonniques agissent ou s’expriment publiquement au nom de l’ensemble des loges qui les composent.

Le regroupement des loges en obédiences maçonniques, apparu pour la première fois en Angleterre en juin 1717, marqua le début de la franc-maçonnerie moderne, dite « spéculative ». Il s’accompagne d’une relative perte de liberté de chacune des loges ainsi fédérées, puisqu’elles acceptent de se conformer aux règles particulières de leur fédérations (« constitutions » et règlements), dont le premier exemple historique fut les Constitutions d’Anderson de 1723. Toutefois, les loges restent habituellement jalouses de leur marge de liberté et il n’est pas rare, au sein d’une même obédience maçonnique, que se côtoient des loges dont les programmes de travail, les actions et les compositions sociologiques sont très différents les uns des autres.

Enfin, un rite maçonnique est un ensemble relativement homogène de rituels maçonniques. Un même rite maçonnique peut être utilisé par des obédiences maçonniques rivales et certaines obédiences maçonniques fédèrent des loges qui pratiquent différents rites maçonniques. Il arrive aussi parfois, bien que beaucoup plus rarement, qu’une seule et même loge pratique successivement différents rites maçonniques.

GRANDES LOGES & GRANDS ORIENTS

Il n’existe pas entre les deux appellations « grandes loges » et « grands orients » de différence de nature qui soit généralisable à toutes les « grandes loges » ou à tous les « grands orients » du monde, même si dans le cadre restreint de la France, l’expression « Grande Loge » désigne souvent un regroupement de loges pratiquant toutes le même rite (telle la Grande Loge de France, qui pratique exclusivement le Rite écossais ancien et accepté) alors que le Grand Orient de France se définit lui-même comme constituant une fédération de plusieurs rites.

Au début du xviiie siècle, en France, le terme « Grande Loge » désignait une réunion des présidents de loges. Il n’y avait donc pas d’obédience maçonnique permanente au sens moderne : la « Grande loge » n’existait que pendant la durée de la réunion des présidents de loge. De même, le terme « Grand Orient » désignait l’endroit où se réunissait la « Grande Loge ». Ce n’est que dans la seconde moitié du siècle que ces termes finirent par désigner des institutions permanentes (et souvent rivales).

LOGES INDÉPENDANTES, SAUVAGES OU CLANDESTINES

Il existe enfin un peu partout à travers le monde des loges qui ne souhaitent pas se fédérer au sein d’une obédience et qui conservent jalousement leur indépendance. Certaines d’entre elles sont anciennes et traditionnelles, d’autres peuvent être tout à fait récentes et avoir des pratiques si peu communes que les autres obédiences ne les considèrent plus comme étant maçonniques, ni dans le sens « régulier » du terme, ni même dans son acception « libérale ».

Il convient toutefois de distinguer une loge dite « sauvage » en ce qu’elle n’est reconnue par aucune obédience ou puissance maçonnique, d’une loge dite « indépendante » car reconnue par au moins une obédience ou puissance maçonnique tout en ne lui appartenant pas stricto sensu. Souvent dans un pays, une future obédience s’implante en créant d’abord une loge dite « pionnière » lui appartenant si elle est déjà internationale (GLUA / DH), ou une loge dite « indépendante » (et donc pas sauvage) si l’obédience qui la soutient n’a qu’une vocation « nationale », ce qui ne l’empêche pas d’apporter ce soutien à un « projet maçonnique constituant un apport au paysage maçonnique » de tel pays.

Une loge peut aussi être isolée, non soutenue, et clandestine, à savoir choisir de travailler dans la plus absolue discrétion, pour des raisons notamment de sécurité (pays où la liberté d’association est refusée – dictature).

OBÉDIENCES FRANÇAISES

En 2013, on compte environ 170 000 adhérents aux diverses Loges Maçonniques…

LES OBÉDIENCES EN FRANCE NE SE RECONNAISSENT PAS TOUTES ENTRE ELLES MAIS LEURS MEMBRES, INDÉPENDAMMENT DES NUANCES VOIRE DES DIVERGENCES DE LEURS OBÉDIENCES, SE RECONNAISSENT LE PLUS SOUVENT ENTRE EUX COMME FRÈRES ET SŒURS.

  • Grand Orient de France - 1250 loges - 52 000 membres

    Le Grand Orient de France (GODF, GO, G∴O∴D∴F∴ en typographie maçonnique) est la plus ancienne obédience maçonnique française et la plus importante d’Europe continentale. Il est né en 1773 d’une profonde transformation de la Grande Loge de France de l’époque, fondée le 24 juin 1738. Ce renouvellement débouche sur des traits spécifiques qu’il imprime à la maçonnerie française, rendant celle-ci singulière, notamment au vu des autres maçonneries européennes. La majorité de ces différences perdurent encore en son sein.

    L’évolution de l’obédience se fait au travers de l’histoire politique et sociale de la France. Investi par le milieu politique sous le Premier Empire, accusé par l’Abbé Augustin Barruel et les milieux contre-révolutionnaires de conspiration ayant abouti à la révolution, le Grand Orient développe au fil de son évolution un engagement humaniste et politique. En 1877, le Grand Orient supprime l’obligation pour ses membres de se référer à « l’existence de Dieu » et à « l’immortalité de l’âme ». Dès lors, il est qualifié d’obédience dite « libérale » ou « adogmatique », qui adopte pour principe la « liberté absolue de conscience », n’imposant aucune croyance ou religion à ses membres. En cela, il se distingue des obédiences de la branche anglo-saxonne qui enjoint le respect de préceptes dits « de régularité » édictés par la Grande Loge unie d’Angleterre en 1929, impliquant notamment la croyance en un dieu ainsi que l’abstention de sujets politiques ou religieux en loge.

    Profondément impliqué dans la vie publique et politique sous la IIIe République, il est dissout au même titre que l’ensemble de la franc-maçonnerie française lors de la Seconde Guerre mondiale par le régime de Vichy. Le Grand Orient peine au sortir de la guerre à rebâtir ses effectifs et s’éloigne de l’action politique directe afin de privilégier la réflexion philosophique et sociétale. Fondateur du CLIPSAS, association regroupant les obédiences adogmatiques autour du globe, il est – avec plus de 52 000 membres répartis dans environ 1 250 loges – la première obédience adogmatique d’Europe. N’acceptant que des adhésions exclusivement masculines depuis sa création, le Grand Orient devient mixte en 2010.

    Puissance symbolique souveraine (ses membres sont également des « initiés »), son rite officiel est le Rite français consubstantiel à la création de l’obédience, celle-ci intègre au cours de son histoire et au gré de leurs apparitions, la plupart des rites maçonniques pratiqués de nos jours. Imprégné de culture orale, le GODF n’en est pas moins une institution de droit régie par la loi de 1901 et par des règles écrites fondées sur le suffrage universel, principe démocratique qui s’exerce sur toutes ses structures. La devise, Liberté, Égalité, Fraternité, qu’il adopte en 1848 fait suite aux pages de son histoire et se confond volontairement avec celles de la République française.

    Le siège du GODF, rue Cadet, à Paris.

    www.godf.org
  • Grande Loge de France - 850 loges - 34 000 membres

    Le nom de Grande Loge de France a été porté successivement par deux obédiences maçonniques, de 1738 à 1773 pour la première, et de 1894 à nos jours pour la seconde. La seconde se présente aujourd’hui comme directement issue de la première (au même titre que le Grand Orient de France) par l’intermédiaire du Rite écossais du xixe siècle, malgré les deux fusions qui interrompent cette filiation.

    C’est une obédience maçonnique différente de la Grande Loge nationale française, avec laquelle elle est parfois confondue dans les médias.

    La Grande Loge de France est une fédération de loges travaillant toutes au même rite : À quelques très rares exceptions près trouvant leur justification dans des circonstances historiques particulières, ses ateliers pratiquent exclusivement le Rite écossais ancien et accepté dans ses trois premiers degrés.

    Elle respecte les anciens devoirs, une partie des Basic Principles fixés par la Grande Loge unie d’Angleterre dans leur rédaction de 1929, et leur totalité dans leur rédaction de 1989 à l’exception cependant du troisième point puisqu’elle travaille « À la gloire du Grand Architecte de l’Univers » – qu’elle désigne comme un principe créateur – tout en laissant ses membres libres de l’interpréter selon leurs convictions ou sensibilités. On trouve donc parmi ses membres des théistes et des déistes, mais aussi des agnostiques et même des athées ayant une vision naturaliste de ce concept. Elle se considère ainsi comme régulière.

    La Grande Loge de France est directement présente dans différents pays d’Europe (Angleterre, Belgique, Espagne, Andorre, Lettonie, Lituanie et Russie) ; d’Asie (Cambodge, Israël, Thaïlande) ; d’Amérique (Canada, Costa Rica) et d’Afrique (Congo, Île Maurice, Madagascar, Togo, Sénégal).

    En 2013, quatre obédiences fondent la Confédération maçonnique de France : La Grande Loge de France, la Grande Loge traditionnelle et symbolique Opéra, ainsi que deux scissions de la Grande Loge nationale française : la Grande Loge de l’Alliance maçonnique française (GLAMF) et la Grande Loge indépendante de France (GLIF) signent solennellement le traité fondateur le 15 juin 2013 lors du convent de la Grande Loge de France.

    La Grande Loge de France et la Grande Loge traditionnelle et symbolique Opéra sont à l’initiative de la création, en 2000, de la Confédération des grandes loges unies d’Europe regroupant des grandes loges symboliques traditionnelles qui ne sont pas reconnues comme régulières par la Grande Loge unie d’Angleterre.

    www.gldf.org
  • Grande Loge de l'Alliance maçonnique française - 680 loges - 15 606 membres

    La Grande Loge de l’Alliance maçonnique française (GL-AMF) est une obédience maçonnique française constituée en avril 2012. Elle est née d’une scission de la Grande Loge nationale française (GLNF) et comptait 5 000 membres en mai 2012. Elle a notamment pour but de restaurer le lien avec les loges régulières, notamment la Grande Loge unie d’Angleterre, après que 34 grandes loges étrangères ont suspendu leur « reconnaissance » de la GLNF en 2011 et 2012.

    Depuis janvier 2015, la GL-AMF est présidée par son nouveau Grand Maître, Claude BEAU ; lequel succède à Alain Juillet qui dirigeait la Grande Loge depuis sa création en avril 2012.

    Elle comporterait en 2015 environ 15 606 membres, la plupart issus de la GLNF (donnée non confirmée).

    www.gl-amf.org
  • Grande Loge nationale française - 600 loges - 26 000 membres

    La Grande Loge nationale française (GLNF) est une obédience maçonnique française fondée en 1913 et basée sur les préceptes dits de régularité proclamés par la Grande Loge unie d’Angleterre en 1929. Elle appartient au groupe de reconnaissance de la Grande Loge unie d’Angleterre.

    L’obédience maçonnique est différente de la Grande Loge de France, avec laquelle elle fut parfois confondue dans les médias.

    Lors de la création de la Grande Loge nationale française, seuls deux rites étaient pratiqués, le Rite émulation en anglais et le Rite écossais rectifié. Ceci fut le cas jusqu’en 1965, date à laquelle les rangs de la GLNF grossissent en nombre par la venue des membres dissidents de la Grande Loge de France. Cette dernière obédience travaillant au Rite écossais ancien et accepté, les membres constituent de nouvelles loges qui commencent à travailler à ce rite, ainsi qu’au Rite émulation en français.

    En 1979, sous l’impulsion de francs-maçons refusant de laisser ce rite historique au seul monopole du Grand Orient de France, les premières loges travaillant au Rite Français, selon le « régulateur du maçon » de 1801, furent respectivement, « Les Anciens Devoirs », et « St Jean Chrisostome », à l’orient de Neuilly. La première loge travaillant au Rite Français en province fut consacrée au Luc en Provence en juin 1980 sous le titre de loge « Le Bailli de Suffren ». Le premier maillet en a été tenu par Jean-Charles Foellner, ancien grand maître de la GLNF.

    Le 27 novembre 1983, après le démantèlement de la base de l’OTAN de Fontainebleau où une loge américaine pratiquait le « Rite d’York » américain, et sous l’impulsion d’un de ses anciens vénérables maîtres, installé pour sa retraite à Nice, la première loge travaillant à ce rite est consacrée à l’orient de Nice sous le titre de « Yorktown ». Un nombre croissant de loges travaillent désormais au Rite standard d’Écosse, c’est-à-dire au rite pratiqué dans les loges de la Grande Loge d’Écosse dont le siège est à Edinbourg.

    La GLNF travaille à ces six rites fondamentaux (en % : nombre de loges où le rite est pratiqué) :

    • Rite écossais ancien et accepté (44%)
    • Rite Émulation (18%)
    • Rite Français (16%)
    • Rite écossais rectifié (14%)
    • Rite d’York (5%)
    • Rite standard d’Écosse (4%)
    www.glnf.fr
  • Le Droit humain - 670 loges - 17 000 membres

    La Fédération française du « Droit humain », fondée en 1901, est la première et la plus ancienne fédération de l’Ordre maçonnique mixte international « le Droit humain ».

    Maria Deraismes, militante des droits de la femme et de l’enfant, fut initiée le 14 janvier 1882 à la loge « Les Libres Penseurs » du Pecq, près de Versailles. Cette loge de la Grande Loge symbolique écossaise se détache de ce fait de son obédience. Elle ouvrait la voie à l’initiation féminine.

    Entre 1890 et 1893, Maria Deraismes et son époux, le docteur Georges Martin conçoivent une structure maçonnique capable d’admettre les femmes au sein de loges mixtes. Parallèlement, ils entreprirent des campagnes en faveur des droits civils et politiques des femmes et de la défense des droits des enfants opprimés. Fidèles au contexte politique français de l’époque, ils furent aussi très actifs dans la lutte contre l’intolérance alors surtout identifiée au cléricalisme et pour l’établissement d’une école républicaine et laïque.

    Le 4 avril 1893, Maria Deraismes et Georges Martin, créent à Paris, le premier atelier mixte.

    En janvier 1894, les obédiences maçonniques françaises sont avisées de la création de la Grande Loge symbolique écossaise mixte de France « Le Droit humain », donnant naissance à la franc-maçonnerie mixte. L’obédience va alors croître rapidement et s’installer dans de nombreux pays (Suisse et Angleterre).

    Maria Deraismes décéda le 6 février 1894. La tâche d’organisation et de développement de l’ordre reviendra au docteur Georges Martin. Sa volonté et son énergie le conduira à se situer au-delà des frontières, des ethnies, des religions et des cultures.

    L’Ordre maçonnique mixte international « le Droit humain » sera constitué le 11 mai 1901 par la création du Suprême Conseil. Un convent international est prévu en 1914, mais la guerre empêchera de le réunir. C’est lors du 1er convent international de Paris, en août 1920, réunissant 300 loges de France (et des colonies), des États-Unis, des Pays-Bas, d’Italie, de Grande-Bretagne et de Suisse, que l’Ordre maçonnique mixte international « le Droit humain » voit officiellement le jour et lors duquel les délégués votent et approuvent la constitution internationale qui régit l’Ordre.

    La Fédération française du « Droit humain » est une association loi 1901. Elle a actuellement son siège 9 rue Pinel, 75013, Paris.

    La Fédération française du « Droit humain » compte environ 670 loges bleues et de hauts grades, pour près de 17 000 membres.

    Elle pratique le Rite écossais ancien et accepté (REAA) du 1er au 33e degré, et travaille sur des sujets symboliques et sociaux.

    La continuité initiatique des 33 degrés du REAA, voulue par l’ordre, est gérée par une structure maçonnique unique, le Suprême Conseil universel mixte « le Droit humain ».

    Siège de la Fédération française du « Droit humain » à Paris.

    www.droit-humain.org
  • Grande Loge féminine de France - 370 loges - 14 000 membres

    La Grande Loge féminine de France (GLFF, G∴ L∴ F∴ F∴ en typographie maçonnique) est une obédience maçonnique française née en 1952 dont les membres sont exclusivement féminins. Elle fut fondée par la transformation de « l’Union maçonnique féminine de France », formée à la fin de la Seconde Guerre mondiale, en vue de créer la première obédience maçonnique exclusivement féminine. Depuis, elle se développe principalement en France et en Europe. L’obédience fait partie du courant des obédiences dites libérales.

    La Grande Loge féminine de France, première obédience féminine au monde, compte aujourd’hui 14 000 membres. Les membres sont regroupées au sein de plus de 400 loges en France et à l’étranger. Deux loges particulières La Rose des vents (Rite écossais ancien et accepté), fondée en 1977 et le Creuset bleu (RF), ont pour mission de favoriser la diffusion de la franc-maçonnerie féminine dans le monde entier. Les obédiences féminines fondées en Suisse (1976), en Belgique (1981), et au Portugal (1997) sont issues de la GLFF, de même que la Grande Loge féminine symbolique du Venezuela (2005) et la Grande Loge féminine d’Espagne (2005).

    La Grande Loge féminine de France est représentée à Bruxelles par son Institut maçonnique européen, créé en 2008 pour assurer la défense et la diffusion des valeurs humanistes. Denise Oberlin a été élue en 2009 grande maîtresse de la Grande Loge féminine de France, et réélue pour un deuxième mandat. Le 16 septembre 2012, Catherine Jeannin-Naltet est élue à la présidence de l’obédience.

    www.glff.org
  • Grande Loge traditionnelle et symbolique Opéra - 250 loges - 4500 membres

    La Grande Loge traditionnelle et symbolique Opéra (GLTSO) est une obédience maçonnique née d’une scission avec la Grande Loge nationale française (GLNF) en 1958. Exclusivement masculine, elle appartient à la franc-maçonnerie traditionnelle.

    La GLTSO est une fédération de loges françaises et étrangères.

    Implantée notamment en France métropolitaine et en outre-mer, la GLTSO est présente également en Belgique, en Espagne, en Italie, au Brésil, en Thaïlande, et en Afrique. En ce qui concerne cette dernière, il fut créé en 2010 une GLTSA, Grande Loge traditionnelle et symbolique d’Afrique regroupant les loges du Sénégal, du Congo, du Bénin, de Côte d’Ivoire, du Mali, et du Togo. Bien que sous contrôle bienveillant de la GLTSO en termes de comportements et respect d’une culture commune, cette obédience africaine possède sa propre autonomie.

    Il en est de même avec la GLTSM, Grande Loge traditionnelle et symbolique de Madagascar, fondée en 1993 et comportant 25 loges.

    Les loges françaises sont regroupées en six régions.

    Chaque loge est placée sous l’assistance et l’autorité d’un conseiller fédéral élu par les instances locales (un conseiller s’occupe de plusieurs loges dans une même région)

    Ces conseillers fédéraux sont placés sous l’autorité d’un grand maître adjoint. Au nombre de six, les grands maîtres adjoints sont chargés chacun d’organiser une région.

    À la tête de la Grande Loge traditionnelle et symbolique Opéra siège le grand maître, élu à bulletin secret par le convent (assemblée générale annuelle), pour une durée maximale de trois ans.

    En janvier 2011, Jean Dubar, 63 ans, a été élu grand maître. Originaire de Villeneuve-d’Ascq dans le Nord, et initié en franc-maçonnerie il y a trente ans, on lui confia ces dernières années des responsabilité importantes. Le grand maître nomme ses grands maîtres adjoints.

    Il existe également un « Grand Collège fédéral » chargé des aspects législatifs, et un « Comité des sages », composé des anciens grands maîtres. Ce dernier s’occupe de gérer les litiges obédientiels, et contrôle la régularité du fonctionnement général des instances (assimilable à un « conseil constitutionnel »)

    Le Rite écossais rectifié est le rite majoritaire de la GLTSO ; il est son rite officiel (65 % de loges travaillent avec celui-ci). Ceci signifie que les cérémonies officielles se déroulent au RER.

    Elle pratique également (par ordre d’importance numérique) :

    • Le Rite émulation
    • Le Rite français traditionnel
    • Le Rite écossais ancien et accepté
    • Le Rite standard d’Écosse
    • Le Rite d’York

    La GLTSO est une obédience maçonnique exclusivement masculine quoiqu’elle reconnaisse les obédiences féminines. Cette ouverture aux autres obédiences lui vaut d’être exclue de la régularité anglo-saxonne. Elle fait le pari d’une maçonnerie traditionnelle et spirituelle. De ce fait, les discussions politiques et religieuses sont interdites en loge. De même, les travaux se font sous les auspices du Grand Architecte de l’Univers.

    www.gltso.org
  • Grande Loge mixte de France - 188 loges - 4 500 membres

    La Grande Loge mixte de France, ou GLMF ou encore G∴ L∴ M∴ F∴ en abrégé et typologie maçonnique est une obédience maçonnique française mixte issue d’une scission d’avec la Grande Loge mixte universelle. On y pratique la mixité totale, qui est le fruit d’une volonté d’établir une réelle égalité entre hommes et femmes. La GLMF est une fédération de loges, ayant chacune un statut d’association loi de 1901. La devise de la GLMF est Liberté, Égalité, Fraternité.

    Crée en 1982 de l’investissement personnel de 250 maçons provenant de la GLMU et avec le soutien du Grand Orient de France, la Grande Loge mixte de France présente les particularités suivantes :

    Elle considère la mixité comme une richesse issue de la complémentarité homme, femme, issue de la fondation du « Droit humain ». Depuis la Convention de 1988, chaque loge à la possibilité d’être mixte, masculine ou féminine.
    Elle donne à ses loges, la possibilité de travailler à des rites différents, répondant ainsi aux diverses sensibilités, la plupart des rites connus en France y sont pratiqués.
    Selon le principe de liberté absolue de conscience. Chaque atelier (loge) est libre dans le choix de ses travaux. Le symbolisme est la base, cependant dans la plupart des loges la réflexion porte aussi sur des problèmes de société, ainsi que sur les trois questions annuelles choisies par l’assemblée générale (symbolique, laïque, et sociale). Les synthèses des rapports sert d’enrichissement à l’ensemble des membres.
    En 2013, la Grande Loge mixte de France pratique les rites suivants :

    • Le Rite français, sous ses différentes formes (R.F.)
    • Le Rite écossais ancien et accepté (R.E.A.A.)
    • Le Rite écossais rectifié (R.E.R.)
    • Le Rite ancien et primitif de Memphis-Misraïm (voir Rites maçonniques égyptiens)
    • Le Rite émulation.
    • Le Rite source et lumière.
    • Le Rite français philosophique.

    La Grande Loge mixte de France réunit un grand nombre de loges maçonniques actives, réparties sur l’ensemble du territoire français (métropole et outre mer), sa croissance est constante. Elle est attachée à la liberté absolue de conscience, et reçoit aussi bien des hommes que des femmes. Elle est restée fidèle aux principes et méthodes de la franc-maçonnerie universelle, et entretient des relations suivies avec l’ensemble des principales obédiences maçonniques françaises et étrangères.

    En 2011, Elle compte plus de 4 000 membres et plus de 190 loges. C’est une des obédiences maçonniques actives au sein du groupe constitué sous le nom de « Maçonnerie française » en 2002.

    Les responsables sont élus chaque année pour des mandats qui n’excèdent jamais trois ans, tant dans les loges que dans l’obédience. Tous les ans l’assemblée générale de la fédération (convent) rassemble les délégués élus par les loges. Ils définissent en commun les orientations et les thèmes de réflexion de l’obédience. Ils élisent aussi leurs responsables nationaux.

    www.glmf.fr
  • Grande Loge mixte universelle - 70 loges - 2000 membres

    La Grande Loge mixte universelle (GLMU) est une obédience maçonnique, issue de la scission d’avec la Fédération française du « Droit humain ». Déjà en 1913, une première tentative avait eu lieu, par la création de la Grande Loge mixte symbolique sous le même motif : la trop grande importance du Suprême Conseil universel mixte « le Droit humain » sur le fonctionnement de l’obédience. Mais l’arrivée de la Première Guerre mondiale empêcha son évolution.

    Créée en février 1973, par trois loges du Droit humain, elle prendra comme première appellation « Grande Loge mixte universelle-Droit humain-Tradition ». Le Grand Orient de France lui délivrera une patente du Rite français le 10 octobre 1975. Les deux premiers grands maîtres seront Eliane Brault (1973-1974) et Raymond Jalu (1974-1978). Ils sont considérés comme les fondateurs de la Grande Loge mixte universelle.

    Elle forme une fédération de loges constituées en loges bleues (trois premiers degrés). Celles-ci travaillent pour la plupart au Rite Français, d’autres au Rite écossais ancien et accepté (REAA). En 1979, la GLMU adopte sa constitution, très proche de celle du Grand Orient de France.

    En 1995, le convent de l’obédience affirme sa spécificité à l’occasion d’une motion, votée à l’unanimité, prônant une franc-maçonnerie républicaine, mixte et de proximité dont la devise Liberté, Égalité, Fraternité se complète de solidarité et s’intègre dans un principe fédérateur la Laïcité, entendue comme le refus de tout dogmatisme. Cette définition caractérise toujours cette obédience. Ses spécificités s’affirment à nouveau lors de ses convents successifs articulés sur des thèmes majeurs concernant la mixité, la laïcité, la démocratie interne, l’égalité de tous ses membres et l’indépendance totale de l’obédience vis-à-vis des ateliers de perfectionnement qui se sont constitués en une obédience différente. En novembre 2002, trois ans avant la célébration du centenaire de la promulgation de la loi de séparation des Églises et de l’État, la GLMU préconise que le 9 décembre devienne une Journée nationale de la laïcité.

    La Grande Loge mixte universelle compte environ 2 000 membres. En 1982 une scission de quelques loges travaillant plus dans le spiritualisme que dans les orientations progressives prise par la GLMU depuis 1979 donnera naissance à la Grande Loge mixte de France. Depuis novembre 2013, la GLMU est dirigée par Pierre Leboullenger.

    www.glmu.fr

OBÉDIENCES ANGLAISES

LA FRANC-MAÇONNERIE MODERNE, DITE PARFOIS « SPÉCULATIVE » PAR OPPOSITION À LA MAÇONNERIE DE MÉTIER DITE « CORPORATIVE » OU « OPÉRATIVE », EST NÉE EN GRANDE BRETAGNE, PLUS PRÉCISÉMENT EN ÉCOSSE ET EN ANGLETERRE, AVANT DE S’ÉTENDRE TRÈS RAPIDEMENT, AU DÉBUT DU XVIII SIÈCLE, À TOUTE L’EUROPE PUIS, PRINCIPALEMENT PAR L’INTERMÉDIAIRE DES COLONIES EUROPÉENNES, À L’ENSEMBLE DU MONDE.

  • Grande Loge unie d'Angleterre - 8322 loges - 270 000 membres

    La Grande Loge unie d’Angleterre (United Grand Lodge of England) est la principale obédience maçonnique d’Angleterre. Sous sa juridiction, on compte aussi des ex-colonies britanniques et quelques pays du Commonwealth. Héritière directe de la « Grande Loge de Londres et de Westminster » de 1714, c’est également la plus grande obédience au monde en termes d’effectifs (loges et membres), ce qui lui confère un rôle particulièrement important dans la question de la régularité maçonnique.

    La Grande Loge unie d’Angleterre est parfois désignée comme la « loge mère », en référence à son origine qui remonte au 24 juin 1717, quand les quatre loges de Londres réunies dans la taverne du « Goose and Gridiron » ont fusionné à l’initiative de Jean Théophile Désaguliers, du pasteur anglican James Anderson et d’autres francs-maçons, pour former la première grande loge. Ses quatre loges portaient le nom des tavernes où elles se réunissaient : L’Oie et le Grill, La Couronne, Le Pommier, Le Gobelet et les Raisins. Cette Grande Loge était un organe supérieur chargé de la régularité des groupes existants et de l’ouverture de nouvelles loges.

    En 1751, un groupe de francs-maçons formèrent à leur tour une seconde grande loge rivale sous prétexte que la Grande Loge de Londres s’était écartée des anciens devoirs ou landmarks.

    Ils se désignèrent eux-mêmes sous le terme d’« anciens » (Ancients), réservant l’appellation alors péjorative de moderns aux membres de la première Grande Loge de Londres. Le nom de cette obédience était « Grande Loge des francs et acceptés maçons selon la vieille institution ». Les rivalités entre les deux grandes loges persistèrent pendant soixante-trois ans, affaiblissant et divisant les francs-maçons anglo-saxons en deux groupes irréductibles.

    En 1809, des commissaires furent nommés afin de négocier les modalités qui permirent le 27 décembre 1813 de fusionner les deux obédiences en une Grande Loge unie de l’Angleterre. Aujourd’hui, la Grande Loge unie d’Angleterre est organisée en grandes loges provinciales qui correspondent à peu près aux provinces ou comtés traditionnels de l’Angleterre. Ceux-ci forment l’administration locale de l’organisation. À Londres, la province est connue comme grande loge métropolitaine. À la suite d’une commission d’enquête parlementaire, la Grande Loge unie d’Angleterre s’est vue contrainte de transmettre la liste de quelques maçons haut placés dans la police et la justice et accusés d’avoir indûment protégé quelques collègues et frères.

    Contrairement à une idée fausse assez largement répandue, il n’existe pas d’organisation centrale qui a autorité sur l’ensemble de la franc-maçonnerie régulière dans le monde. Les structures de l’ordre maçonnique étant nationales, il existe dans chaque pays une seule « grande loge », qui a sous son obédience exclusive toutes les loges de son territoire. Dans certains pays, comme les États-Unis par exemple, il existe une grande loge par État.

    Les grandes loges, qui sont un peu plus d’une centaine dans le monde, sont indépendantes, autonomes et souveraines. Chacune d’entre elles présente un caractère original, avec des particularités d’usages qui reflètent dans une certaine mesure la mentalité ambiante et les traditions locales. Mais toutes sont reliées entre elles par un consensus quant aux principes et aux usages qui constituent l’indispensable base de la régularité maçonnique. Ces critères communs sont connus sous le nom anglais de « landmarks », c’est-à-dire les bornes à ne pas dépasser sous peine de sortir du domaine de l’ordre.

    Même la Grande Loge unie d’Angleterre, qui est la plus ancienne et la plus importante, avec quelque 600 000 membres, n’a pas d’autre action directe sur le plan international que celle d’accorder, refuser ou retirer sa « reconnaissance ». Mais le soin scrupuleux qu’elle met à respecter et à faire respecter les principes qu’elle a été la première à codifier, donne à ses décisions en ce domaine un poids et un prestige particuliers.

    Par contre, la grande loge d’Angleterre entretient de mauvais rapports avec le Grand Orient de France, puisqu’il y a eu une rupture entre les deux organisations à la fin du xixe siècle au sujet du théisme.

    www.ugle.org.uk
  • Grande Loge d’Écosse - 1800 loges - 150 000 membres

    La Grande Loge d’Écosse (GLE ou Grand Lodge of Scotland ou Grand Lodge of Antient, Free and Accepted Masons of Scotland) est une obédience maçonnique fondée en 1736 lors d’une assemblée réunissant environ le tiers des loges écossaises existantes. Elle est reconnue, dans les termes de la régularité maçonnique par la Grande Loge unie d’Angleterre.

    Le caractère de la Grande Loge est lié à l’existence même de la plus ancienne loge connue encore en activité, la loge Kilwinning n°0 et du rituel pratiqué, le Rite standard d’Écosse toujours et uniquement pratiqué en Écosse.

    L’obédience est fondée en 1736. Lors de l’installation de la nouvelle structure, seul un tiers des loges était représenté. Dès ses débuts, la Grande Loge d’Écosse, tout comme la Grande Loge d’Irlande, furent particulièrement bien représentées au sein de l’armée britannique. Ces loges, dites travelling lodges, étaient généralement formées avant même l’obtention d’un « mandat » par l’obédience mère. Après quelques mois d’existence, si les militaires de la loge étaient toujours en vie, ils devaient s’acquitter d’un droit d’affiliation.

    Vers le milieu de l’année 1953, la Grande Loge d’Écosse signe une charte avec la Grande Loge de l’État d’Israël.

    Au xxie siècle, la Grande Loge recenserait plus de 150 000 membres.

    À partir de 1637, les premières loges d’Écosse pratiquent le Rite du Mot de maçon, (Mason’s Word); telle la loge Kilwinning n°0. Dès la fin du xviie siècle, la majorité des loges travaillent au Rite standard d’Écosse (RSE), qui sera codifié deux siècles plus tard. Aujourd’hui, la Grande Loge d’Écosse est presque exclusivement la seule a perpétuer le rituel. Il est admis que le Rite standard d’Écosse est la forme la plus opérative de rituel, par conséquent la plus ancienne et la plus proche des « origines ». La version actuellement pratiquée date de 1969 et se nomme « Standard Ritual of Scottish Freemasonry ».

    www.grandlodgescotland.com

OBÉDIENCES AMÉRICAINES (USA)

La franc-maçonnerie aux États-Unis est caractérisée par sa transparence et son nombre important de membres.

LES OBÉDIENCES DITES RÉGULIÈRES

Qui, quoi que décroissant, représenterait encore près de deux millions répartis dans environ 15 000 ateliers, pour 50 Grandes Loges dites « régulières ».
La structure fédérale du pays donne à chaque État des États-Unis sa propre Grande Loge. De par son histoire, la franc-maçonnerie aux États-Unis est très différente de celle qui prédomine en Europe.
Les obédiences dites «régulières» de traditions et qui se reconnaissent entre elles. La majorité étant reconnus par la Grande Loge unie d’Angleterre. Elles demandent – entre autres – la croyance en Dieu à leurs membres.
Aux États-Unis, sans compter Prince Hall qui est reconnue par la majeure partie des obédiences comme étant traditionnelle et régulière, chaque État ne peut avoir qu’une seule obédience dite «régulière».

LES OBÉDIENCES LIBÉRALES

Il existe quelques obédiences dites «libérales» aux États-Unis. À l’exemple de l’Europe, on trouve un peu toutes les tendances. Mais celles-ci ne sont pas reconnues par les obédiences dites «régulières». Par cet ostracisme, les obédiences libérales américaines ont tendance à se rapprocher de celles existant en Europe.

C’est le cas de la George Washington Union qui a adhéré en 1979 au Centre de liaison et d’information des puissances maçonniques signataires de l’appel de Strasbourg (CLIPSAS) réunissant plusieurs obédiences dans le monde.

Depuis 1903 l’Ordre maçonnique mixte international « le Droit humain » s’est implanté aux États-Unis. La Fédération américaine du Droit Humain est présente dans de nombreuses grandes villes.

En 2007 vient de se constituer une nouvelle obédience de type libéral, regroupant des loges masculines, voulant être identifiée dans la franc-maçonnerie moderne et libérale : le Grand Orient des États-Unis d’Amérique.

  • Grande Loge de Pennsylvanie - 110 000 membres

    La Grande Loge de Pennsylvanie, dont le titre complet est « The Right Worshipful Grand Lodge of the Most Ancient and Honorable Fraternity of Free and Accepted Masons of Pennsylvania and Masonic Jurisdiction Thereunto Belonging » (« Très Respectable Grande Loge de la très ancienne et honorable fraternité des maçons francs et acceptés de Pennsylvanie et de sa juridiction maçonnique »), est la plus ancienne organisation maçonnique du Commonwealth de Pennsylvanie. C’est aussi l’une des plus anciennes obédiences maçonniques des États-Unis.

    Elle fut fondée le 26 septembre 1786 par les délégués de treize loges qui étaient précédemment placées sous l’autorité de la « Grande Loge provinciale de Pennsylvanie », obédience qui dépendait alors de la « Grande Loge des Ancients » d’Angleterre. Le contexte de sa création est donc à la fois celui de l’indépendance des États-Unis vis-à-vis de l’Angleterre, et celui du conflit entre les deux grandes loges anglaises de l’époque, dites des « Ancients » et des « Moderns ».

    Le bâtiment de la Grande Loge de Pennsylvanie, situé sur North Broad Street, face à l’hôtel de ville de Philadelphie, est le principal centre maçonnique de cet État. Plusieurs centaines de visiteurs découvrent chaque année son architecture et celle de ses sept temples dans lesquels plusieurs loges de Philadelphie se réunissent encore de nos jours. La première pierre de l’édifice pèse dix tonnes et fut posée à l’occasion de la Saint-Jean-Baptiste, le 24 juin 1868. La truelle utilisée à cette occasion par le grand maître Richard Vaux était la même que celle qui fut utilisée par le président George Washington lors de la pose de la première pierre du Capitole en 1793. L’édifice fut achevé en 1873.

    www.pagrandlodge.org
  • Grande Loge de l'Ohio - 500 loges - 120 000 membres

    La Grande Loge de l’Ohio, officiellement connu comme the Grand Lodge of Free & Accepted Masons of Ohio, est l’organe directeur du plus grand groupe de loges maçonniques dans l’Ohio (le prochain plus grand étant la Vénérable Grande Loge Prince Hall de l’Ohio). La Grande Loge de l’Ohio suit la tradition anglo-américaine de la franc-maçonnerie qui est commun aux États-Unis.

    La Grande Loge de l’Ohio a été formé le 4-8 Janvier 1808, par une convention de cinq des six loges maçonniques ensuite réunis dans l’Ohio. La convention a eu lieu dans le statehouse à Chillicothe, et le 7 Janvier, Rufus Putnam a été élu Grand Maître.

    La Grande Loge de l’Ohio a eu une existence continue depuis 1808 et en 2010 avait plus de 500 loges agréés opérant dans l’Ohio avec un nombre total de membres de plus de 100 000.

    www.freemason.com

OBÉDIENCES ALLEMANDES

L’Allemagne est, avec l’Angleterre, l’Écosse et la France, l’un des principaux berceaux de la Franc-Maçonnerie moderne, dite « Spéculative ».

BIEN QUE LES LOGES « OPÉRATIVES » Y AIENT ÉTÉ NOMBREUSES ET IMPORTANTES, ET BIEN QU’ELLES AIENT SU ELLES-AUSSI, COMME LEURS HOMOLOGUES ANGLAISES, ACCUEILLIR TRÈS TÔT DES « MAÇONS ACCEPTÉS » (C’EST-À-DIRE DES HOMMES QUI N’ÉTAIENT PAS DU MÉTIER, PAR EXEMPLE ARTISTES ET PHILOSOPHES), LES PREMIÈRES VÉRITABLES LOGES MODERNES FURENT, EN ALLEMAGNE COMME PARTOUT EN EUROPE, D’ORIGINE BRITANNIQUE.

  • Grandes Loges unies d'Allemagne - 470 loges - 14 000 membres

    Les Loges Unies d’Allemagne ou, en allemand, Vereinigte Großlogen von Deutschland (VGLvD) est une fusion des cinq Grandes Loges de francs-maçons en Allemagne, et est reconnue comme régulière par la Grande Loge Unie d’Angleterre.

    Les francs-maçons de la VGLvD se sont engagés à la dignité, la liberté et à l’autodétermination centrées sur les traditions de leur ordre. Il y aurait environ 470 loges, toutes masculines, pour un total d’environ 14100 francs-maçons.

    La Grande Loge qui nous accueille est la « Grande Loge Nationale des Franc-Maçons d’Allemagne (Große Landesloge der Freimaurer von Deutschland, GLL FvD ou GLL), appelée aussi le FO (Freimaurer Orden)

    La Grande Loge Nationale des francs-maçons d’Allemagne est l’un des membres fondateurs des Grandes Loges Unies d’Allemagne et répertoriée comme une des cinq Grandes Loges allemandes reconnues comme « régulières » par le Grande Loge Unie d’Angleterre (UGLE). La Grande Loge a été créé en 1770 par Johann Wilhelm Zinnendorf Kellner, un médecin de l’armée Prussienne.

    La Grande Loge Nationale des francs-maçons d’Allemagne fonctionne selon une version légèrement modifiée du Rite Suédois. Par conséquent, elle se distingue des autres Grandes Loges Allemandes à la fois par sa structure organisationnelle et par le contenu. Il n’est pas nécessaire qu’un membre de l’Ordre soit de confession Chrétienne, mais les règles de l’ordre demande que chaque membre « reconnaisse les enseignements de Jésus-Christ tels qu’ils sont écrits dans les Saintes Écritures ».

    www.freimaurer.org
  • Grande Loge féminine d'Allemagne - 15 loges - 400 membres

    La Grande Loge féminine d’Allemagne est une fédération de loges maçonniques à l’intérieur. Elle a été fondé en 1982 et son siège est à Berlin. Ses membres ne comprennent que les loges maçonniques féminines.

    www.freimaurerinnen.de

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