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Global Briefs : L’Iran attise les flammes dans les conflits régionaux

L’Iran

La République islamique est devenue de plus en plus agressive dans un contexte de tensions militaires déjà élevées au Moyen-Orient. À la mi-janvier, Téhéran a lancé des frappes aériennes contre des cibles en Syrie et en Irak en représailles à un attentat suicide perpétré par des militants de l’État islamique qui a tué plus de 90 Iraniens. Quelques heures plus tard, l’Iran a également pris pour cible des insurgés au Pakistan. Par ailleurs, le Pentagone a déclaré que plusieurs soldats américains avaient été blessés lors d’une attaque le 20 janvier menée par des rebelles soutenus par l’Iran contre une base aérienne irakienne. Les responsables américains affirment que l’Iran est également « directement impliqué » dans plus d’une douzaine d’attaques menées par les rebelles Houthis du Yémen contre le transport maritime international dans la mer Rouge et le golfe d’Aden. —Leigh Jones


Source de l’encadré d’information : The World Factbook-CIA

Corée du Nord

Kim Jong Un, le chef dictatorial du pays, a déclaré que l’unification avec la Corée du Sud n’était plus possible, ont rapporté les médias d’État le 16 janvier. Lors de son discours devant l’Assemblée populaire suprême, le parlement nord-coréen, Kim a appelé à une réécriture du texte. Constitution pour désigner le Sud comme « l’ennemi principal et l’ennemi principal invariable » du Nord. Le Nord a également fermé trois agences gouvernementales qui géraient les affaires intercoréennes, notamment des projets économiques et touristiques conjoints. La Corée du Nord a lancé un satellite espion dans l’espace en novembre et prévoit d’en lancer trois autres cette année, en plus de renforcer ses forces nucléaires et balistiques et de construire des drones. Alors que les tensions dans la péninsule coréenne s’intensifient, le Sud a intensifié sa coopération en matière de défense avec Washington. Le président sud-coréen Yoon Suk Yeol a déclaré que le Sud riposterait s’il était provoqué. —Joyce Wu


Kirghizistan

Le 16 janvier, les autorités ont perquisitionné les domiciles et les bureaux de 11 journalistes affiliés à des médias indépendants. Ils sont accusés d’avoir fomenté des troubles. Le même jour, plusieurs groupes internationaux de défense des droits humains ont exhorté les autorités kirghizes à mettre fin à la répression contre les journalistes qui a commencé après que les médias ont publié des enquêtes sur la corruption politique il y a deux ans. Le Parlement kirghize envisage d’adopter une nouvelle loi similaire à celle de la Russie, qui renforcerait le contrôle du gouvernement sur les médias. Le pays était autrefois réputé pour sa liberté journalistique, mais sous le président Sadyr Japarov, cette liberté s’est érodée. Japarov affirme que son gouvernement soutient la liberté d’expression et des enquêtes médiatiques de « bonne qualité ». Les journalistes resteront en prison pendant au moins deux mois. —Amy Lewis


Päivi Räsänen

Päivi Räsänen
Emmi Korhonen/Lehtikuva/Sipa USA/AP

Finlande

Le 12 janvier, le procureur de l’État a demandé à la Haute Cour du pays d’examiner une affaire contre une députée chrétienne évangélique et son pasteur. Le procureur accuse Päivi Räsänen et le pasteur Juhana Pohjola de « discours de haine » discriminatoire pour avoir publiquement exprimé des opinions bibliques sur la sexualité humaine. Le tribunal de district d’Helsinki et la cour d’appel les ont déjà acquittés à deux reprises. Dans le cadre de l’appel, le procureur a abandonné une accusation antérieure concernant les déclarations faites par Räsänen dans une émission de radio en 2019. Son avocat, Matti Sankamo, a déclaré que Räsänen avait essentiellement gagné cette partie de l’affaire. Le différend restant porte sur « la question de savoir si la citation de textes bibliques peut être criminelle », a déclaré Sankamo. —Jenny Lind Schmitt


Rolando Álvarez

Rolando Álvarez
STR/AFP via Getty Images

Nicaragua

L’évêque Rolando Álvarez, l’un des principaux critiques du gouvernement de plus en plus autoritaire du Nicaragua, est libre après plus d’un an derrière les barreaux. Le 14 janvier, un vol transportant Álvarez et 17 autres membres du clergé catholique a atterri à Rome après que le Vatican ait négocié un accord pour leur libération. Le président nicaraguayen Daniel Ortega les a emprisonnés à la suite de vastes manifestations antigouvernementales en 2018. Ortega considère l’Église catholique comme une menace et a accusé les chefs religieux de comploter pour le renverser. En février dernier, Washington a contribué à la libération de 222 prisonniers politiques, mais Álvarez a refusé de partir sans s’entretenir avec d’autres évêques. —Grace Snell


Les îles Salomon

La Chine tente de contrôler la presse dans ce petit pays insulaire. Selon le groupe de médias indépendant In-Deep Solomons, un délégué de l’ambassade chinoise a contacté les propriétaires de deux grands journaux insulaires après les élections du 13 janvier à Taiwan. Le délégué s’est dit préoccupé par les « perspectives incorrectes » contenues dans les articles sur le nouveau président de Taiwan et a envoyé par courrier électronique deux articles pro-chinois aux journaux. Le Étoile de Salomon les a publiés en première page le lendemain. Le soleil de l’île je les ai exécutés deux jours plus tard. Les deux journaux ont accepté des milliers de dollars en espèces et en matériel en provenance de Chine. Georgina Kekea, présidente de l’Association des médias des Îles Salomon, a lancé un avertissement : « Si nous ne faisons pas attention, nous risquons de perdre notre liberté. » —Amy Lewis