Un juge américain a temporairement empêché de mettre fin aux programmes d'immigration humanitaire de regroupement familial pour les ressortissants de Colombie, de Cuba, de l'Équateur, du Salvador, du Guatemala, d'Haïti et du Honduras, comme l'avait ordonné l'administration du président Donald Trump il y a un mois.
La décision accorde une motion d'urgence aux immigrants concernés, ce qui implique une ordonnance d'interdiction temporaire de 14 jours contre les nouvelles mesures annoncées par le Département de la Sécurité intérieure (DHS) le 12 décembre.
« Les plaignants ont démontré un préjudice irréparable aux fins d'une ordonnance d'urgence temporaire. « En pesant les intérêts des parties, le tribunal conclut qu'une ordonnance d'urgence est justifiée », a déclaré la juge Indira Talwani, du tribunal de district du Massachusetts.
Cette décision intervient un mois après l'annonce du DHS de mettre fin au programme « Family Reunification Parole » (FRP) pour ces sept pays, qui obligeait les immigrants couverts par cette prestation à quitter les États-Unis à la mi-janvier, s'ils ne disposaient pas d'une autre alternative légale pour rester dans le pays.
Le programme, mis en œuvre sous l’administration Joe Biden (2021-2025), a permis aux migrants de ces pays de retrouver leurs familles aux États-Unis pendant qu’ils attendent leur visa ou terminent leurs démarches d’immigration.
Mais l’administration Trump a fait valoir que ces programmes étaient utilisés de manière inappropriée, affirmant que les personnes mal vérifiées échappaient au processus traditionnel pour obtenir cette protection en matière d’immigration.
Les avocats des immigrés concernés, estimés entre 10 000 et 15 000, ont mis en garde contre les conséquences néfastes pour les familles, y compris les enfants, car la plupart d'entre eux perdraient leur statut légal et seraient obligés d'abandonner leurs proches.
Le juge Talwani a demandé au DHS de déposer des documents administratifs d'ici mardi pour défendre sa position et faire appel de la décision.
