Etats-Unis: Un Tsun...
 
Notifications
Tout effacer

Etats-Unis: Un Tsunami de défauts de paiement et d’expulsions se profile à l’horizon !  


Awake
Posts: 156
Admin
(@awake)
Dissident
Inscrit: il y a 3 ans

Alors même que les marchés boursiers américains se redressent et que les gens anticipent une reprise en V à mesure que les économies s’ouvrent, un tsunami de défauts de paiement et d’expulsions se profile à l’horizon.

Le récit dominant est que même si les fermetures liées à l’épidémie de coronavirus ont secoué l’économie, ce n’est pas une crise financière comme nous l’avons vu en 2008. En avril dernier, Peter Schiff avait déclaré que nous nous dirigions clairement vers une crise financière et qu’elle sera pire que 2008.

Peter Schiff: « De toute évidence, si les gens ne gagnent pas autant d’argent que lorsqu’ils travaillaient, en particulier pour ceux qui étaient dans les petites entreprises, ils ne remboursent pas leurs prêts. Donc, les banques ne reçoivent pas d’intérêts. Elles ne sont confrontées qu’à des défauts de paiement… Lorsque vous avez une bulle de crédit, lorsque l’économie est bâtie et repose sur une montagne d’endettement, et puis que quelque chose arrive à ébranler les fondations, alors là, vous avez un gros problème. »

Jusqu’à présent, l’intervention du gouvernement et la clémence des prêteurs ont repoussé l’inévitable. Mais concernant les débiteurs en difficulté, c’est reculer pour mieux sauter.

Selon les derniers chiffres disponibles de TransUnion, environ 3 millions de prêts automobiles et 15 millions de comptes de cartes de crédit se retrouvent actuellement dans une sorte de de programme permettant aux gens de repousser leurs échéances ou d’effectuer des paiements partiels, et NPR soutient que ce nombre est probablement sous-estimé. Pendant ce temps, les propriétaires ont d’énormes difficultés à régler leurs versements hypothécaires. Selon la société d’analyse Black Knight, 4,75 millions de propriétaires ont conclu des plans d’abstention. Cela représente environ 9% de l’ensemble des hypothèques.

Les banques et les sociétés de cartes de crédit ne pourront pas éternellement laisser les gens sans rembourser ce qu’ils leur doivent. Certains petits prêteurs souffrent déjà. Le président de l’American Financial Services Association, Bill Himpler, a déclaré à NPR que les sociétés de financement ont besoin d’un «mécanisme gouvernemental» afin de pouvoir emprunter de l’argent elles-mêmes.

 

Bill Himpler: « Si nous ne pouvons pas maintenir nos établissements debout parce que les choses sont à l’arrêt, ce n’est bon pour personne. Ce n’est pas bon pour le client; ce n’est pas bon pour l’entreprise; ce n’est pas bon pour l’économie. »

Effectivement, lorsque les prêteurs doivent emprunter, cela peut poser problème.

Juillet sera un mois clé. C’est à ce moment que les prestations de chômage renforcées prendront fin et que cela pourrait faire basculer la situation actuelle vers une énorme crise financière. Parmi les 40 millions d’Américains et plus qui ont perdu leur emploi au cours des deux derniers mois, beaucoup d’entre eux n’arrivent à payer leurs factures uniquement que grâce aux mesures d’allocations chômage exceptionnelles du gouvernement. Un fervent défenseur des logements à prix abordables a déclaré à NPR que la fin de ces mesures d’aides exceptionnelles pourrait mettre des milliers de personnes à la rue.

« Lorsque l’assurance chômage de 600 $ par semaine expirera fin juillet, la plupart des gens s’attendent à être expulsés. Les expulsions vont probablement atteindre des sommets. »

La dette des consommateurs augmentait déjà avant la pandémie  et les décideurs politiques comptent sur encore plus de dettes pour accélérer la reprise. En outre, les Américains  stimulaient artificellement l’économie avec de l’argent emprunté juste avant cet épisode de coronavirus. Fin 2019, la dette totale des consommateurs s’élevait à 19,3% du PIB américain. C’était le niveau le plus élevé jamais atteint. Même avant cette épidémie de COVID-19, nous nous demandions déjà combien de temps l’emprunt pouvait continuer et nous avertissions que lorsqu’il s’arrêterait, la croissance économique s’arrêterait probablement avec elle. Désormais, les pouvoirs en place dépendent d’emprunts supplémentaires pour sauver l’économie. Les gens ne peuvent qu’emprunter autant. Les cartes de crédit ont une limite. Et beaucoup de gens ne peuvent même pas payer la dette qu’ils ont déjà.

Comme l’a expliqué Peter Schiff, malgré le discours général, une énorme crise financière se profile

Peter Schiff: « Si vous mettez à l’arrêt l’économie, comment toutes ces personnes endettées paient-elles leurs emprunts? Et si la dette n’est pas remboursée, alors par définition, vous obtenez une crise financière. C’est la raison pour laquelle la crise immobilière de juillet 2007 s’était transformée en crise financière. Ce n’était pas parce que les prix de l’immobilier ont baissé. C’était plutôt la conséquence de cette baisse des prix qui faisait que les prêts garantis par des actifs immobiliers ne seraient récupérés. Et c’est alors que les banques avaient dû procéder à des saisies, mais le collatéral n’était plus là pour rendre les banques solvables. La même chose se produit maintenant. Les banques sont encore plus exposées aujourd’hui qu’elles ne l’étaient en 2008. C’est une crise encore plus importante aujourd’hui qu’elle ne l’était en 2008 car nous avons beaucoup plus de dettes. Nous avons beaucoup plus d’emprunteurs qui sont en difficulté. »

 

Peter a également souligné que la réponse de la Fed indique que la crise financière est pire que celle de 2008.

Peter Schiff: « La Fed reproduit les mêmes erreurs que lors de la dernière crise financière, et à plus grand échelle encore et bien plus tôt. Donc en résumé, ellle reproduit les mêmes erreurs mais seulement elle doit en faire davantage pour maintenir le système voué à s’effondrer. La Fed doit aller encore plus loin dans le délire, et qu’est ce que cela signifie ? Cela nous indique tout simplement qu’il s’agit d’une crise financière comme la dernière fois, sauf qu’elle sera bien plus grave encore. Ce sera une crise financière bien pire. »

La grande majorité des gens pensent que nous aurons une reprise rapide une fois que les gouvernements rouvriront leurs économies. Mais cela semble être un vœu pieux étant donné les niveaux d’endettement. Il pourrait y avoir beaucoup de souffrance à venir.

Source: schiffgold via Businessbourse

Partager :