En France aussi, il existe des personnes victimes de contrôle mental, même si apparemment le processus n’est pas tout à fait le même qu’aux Etats Unis. Voici la traduction d’un discours du psychologue Corydon Hammond, de l’Université de l’Utah, le 15 juin 1992 à la conférence annuelle sur les troubles dissociatifs, des troubles souvent liés à des abus sexuels répétés durant l’enfance. Il détaille la manière dont les victimes sont programmées.

J’ESPÈRE POUVOIR PASSER UNE HEURE À PARLER SPÉCIFIQUEMENT DES ABUS RITUELS, DE LA PROGRAMMATION DE CONTRÔLE MENTAL ET DU LAVAGE DE CERVEAU – COMMENT C’EST FAIT ET COMMENT ENTRER À L’INTÉRIEUR. C’EST UNE CHOSE DONT JE N’AI JAMAIS VOULU PARLER PUBLIQUEMENT DANS LE PASSÉ. JE L’AI FAIT DANS DE PETITS GROUPES ET EN CONSULTATION, MAIS J’AI DÉCIDÉ RÉCEMMENT QU’IL ÉTAIT GRAND TEMPS QUE QUELQU’UN COMMENCE À LE FAIRE. DONC, NOUS ALLONS PARLER DE CELA PLUS SPÉCIFIQUEMENT AUJOURD’HUI.

A Chicago en 1984, au premier congrès international au cours duquel les abus rituels ont été abordés, je me rappelle avoir pensé « qu’est-ce que c’est étrange et intéressant à la fois« . Je peux me rappeler beaucoup de gens qui ont écouté un exemple donné par quelqu’un, qui semblait exceptionnel et rara, et là tous les gens commencent à dire « hey, tu traites quelqu’un comme ça toi aussi? Tu es à Seattle? Ben moi je suis à Toronto », « Ben moi je suis en Floride », « Moi je suis à Cincinatti…« . A ce stade je ne savais pas trop quoi en penser.

Il n’a pas fallu beaucoup de temps pour que je tombe sur mon premier patient victime d’abus rituels, quelqu’un que je traitais déjà, et nous avons été plus profondément là dedans. Les choses me semblaient très curieuses dans ce cas, au sujet de l’utilisation des techniques de contrôle mental, d’hypnose, et d’autres techniques de lavage de cerveau. Donc j’ai commencé à étudier le lavage de cerveau et j’ai lu quelques livres dans ce domaine. Je fis connaissance avec l’une des personnes qui avait écrit un des meilleurs livres dans ce domaine.

Alors j’ai décidé de faire une enquête. J’ai choisi une douzaine et demie de thérapeutes dont je pensais qu’ils avaient vu plus de cas d’abus rituels que les autres, parmi les gens de l’ISSMP & D (Société internationale pour l’étude de la personnalité multiple et de dissociation), et j’ai commencé à les suivre. J’ai eu la même réaction presque sans exception au sujet du protocole d’entrevue.

Ces thérapeutes ont dit :

 » Vous posez des questions dont je ne connais pas les réponses. Vous posez des questions plus spécifiques que ce que je n’ai jamais demandé à mes patients. « 

Beaucoup de ces mêmes thérapeutes ont dit :

 » Je vais poser ces questions à mes patients, et je vais vous revenir avec la réponse. « 

Beaucoup d’entre eux sont non seulement rentrés avec des réponses, mais ils ont ajouté :

 » Tu dois parler à ce ou ces patients « 

En conséquence, j’ai fini par dépenser des centaines de dollars en entretiens téléphoniques.

J’en suis sorti avec la connaissance d’une variété de méthodes de lavage de cerveau utilisées à travers le pays. J’ai commencé à entendre des similitudes. Considérant que, pour commencer, je ne savais pas comment cela avait été diffusé, j’ai alors eu le sentiment que beaucoup de gens rapportaient des choses similaires, et qu’il devait y avoir un certain degré de communication pour créer cela.

Puis, il y a environ deux ans et demi, j’ai eu un peu de plus d’éléments. Ma source disait beaucoup de choses que je savais exactes au sujet de certains aspects du lavage de cerveau, mais me disait souvent de nouvelles choses au sujet de desquelles je ne savais rien. J’ai alors décidé de le vérifier chez trois patients d’abus rituels que je voyais à l’époque. Après enquête minutieuse, sans induire ou de les contaminer, j’ai découvert deux des trois avaient la même chose que ce que décrivait le premier.

J’ai aussi parlé de cela par téléphone à une autre thérapeute que je consultais depuis quelques mois et qui vivait dans un autre Etat? Je lui ai demandé de chercher certaines choses. Elle m’a demandé lesquelles mais j’ai refusé de lui dire pour qu’il n’y ait pas d’influence.

Elle m’a rappelé deux heures plus tard et m’a dit :

j‘ai eu une consultation avec ce patient et il y avait une part de lui qui disait « ah nous sommes très excités. Si vous savez à ce sujet là, vous savez comment les programmeurs entrent en nous, et notre thérapie ira plus vite.

Maintenant, beaucoup d’autres patients depuis ont eu la réaction de vouloir se faire pipi sur le pantalon ou d’être anxieux plutôt que de trouver cela merveilleux.

Mais la chose la plus intéressante, c’est qu’elle a ensuite demandé à son patient, « Quelles sont ces choses? » Il a répondu mot à mot la même chose que ma source. Depuis, j’ai répété cette expérience dans de nombreuses régions du pays. J’ai consulté dans onze Etats et un pays étranger, dans certains cas, par téléphone, dans certains cas, en personne. Dans certains cas, j’ai expliqué à l’avance au thérapeute :

 » Soyez très prudent lorsque vous formulez cela. Dites-le de manière à ne pas les influencer. « 

Dans d’autres cas, j’en ai pas donné d’informations aux thérapeutes.
Lorsque vous trouvez la même information hautement ésotérique dans différents états de la Floride à la Californie et de différents pays, vous commencez à penser qu’il se passe quelque chose à une grande échelle et de très bien coordonné, quelque chose qui est systématique et nécessite beaucoup de coordination.

Je suis passé de quelqu’un de plutôt neutre et ne sachant pas quoi penser de tout cela à quelqu’un qui croit clairement à la réalité des abus rituels, et les gens qui disent que ça ne l’est pas sont des naïf – comme ces gens qui ne veulent pas croire à l’Holocauste – ou qui sont sales (impliqués dans les programmes).

Depuis longtemps maintenant, je veux donner des informations à un groupe choisi de thérapeutes que je connais et de confiance, et dire

” Diffuse. Ne donne pas mon nom. Ne dis pas d’où ça vient. Mais voici quelques informations. Si tu trouves que c’est sur intéressant, partage-le avec d’autres thérapeutes, et j’apprécierais vos commentaires. ”

Les gens me posent des questions dans les discussions, ils sont avides d’informations.

Plus tard, moi et quelques autres avec qui je partageais des informations avons eu des soucis à cause de menaces personnelles et de menaces de mort. On a finalement décidé d’avancer quand-même. S’ils doivent me tuer, ils me tueront. Il est temps de partager davantage d’informations avec les thérapeutes. Une partie des raisons pour lesquelles je suis prêt à partager cela, c’est parce que nous avons procédé avec prudence et lentement, en vérifiant les choses dans de nombreux endroits différents et nous avons trouvé la même chose. Je vais donc vous décrire les moyens de faire face à la programmation liée aux abus rituels. Je ne peux certainement pas vous dire tout ce que vous voulez savoir en quarante-cinq ou cinquante minutes, mais je vais vous donner les éléments essentiels pour pénétrer à l’intérieur et commencer à travailler à un nouveau niveau.

Je ne sais pas quelle proportion de patients a subi cela. Je dirais que peut-être les deux tiers de vos patients d’abus rituels peuvent avoir ce genre de programmation. Ce qui d’après moi est la caractéristique distinctive ? Si ils ont été élevés depuis la naissance dans un de ces cultes dominants, ou s’il s’agit d’une personne qui n’est pas d’une lignée -ce qui signifie qu’aucun parent n’était dans le culte- mais que les gens de la secte ont eu accès dans la petite enfance, ils peuvent avoir subi cette programmation.

J’ai vu plus d’un patient victime d’abus rituels qui avait clairement subi toutes les choses rituelles dont vous entendez parler. Ils semblaient très authentiques. J’en ai aussi eu qui parlé de toutes les choses typiques que vous entendez dans cette population, mais c’était basé sur une connaissance prolongée, ces patients n’avaient rien de ces programmations. Ainsi, par exemple, je crois que dans un cas que je traitais, le patient était dans une sorte de rupture schismatique et il avait une sorte de lâcher prise, mais il n’était plus dans un de ces groupes.

Voici d’où les abus rituels semblent venir. Vers la fin de la Seconde Guerre mondiale, Allen Dulles [qui deviendra plus tard directeur de la CIA] et d’autres personnes de notre communauté du renseignement étaient en Suisse, prenant des contacts pour faire sortir les scientifiques nazis. A la fin de la Seconde Guerre mondiale, non seulement ils ont sorti les scientifiques spécialistes des missiles, mais ils ont également mis la main sur quelques médecins nazis qui avaient fait des recherches sur le contrôle de l’esprit dans les camps de concentration.Ils les ont secrètement amenés aux États-Unis [à travers le Projet Paperclip].

Avec eux il y avait un jeune garçon, un adolescent, qui avait été élevé dans la tradition juive hassidique avec un fond de mysticisme kabbalistique. C’est probablement ce qui a attiré les gens du culte, parce qu’au début du siècle Aleister Crowley avait introduit la cabbale dans la soupe sataniste. Je soupçonne que cela peut avoir créé un lien entre ce garçon et les nazis. Il avait sauvé sa peau en collaborant et en étant un assistant pour eux lors des expériences dans les camps de la mort. Ils l’emmenèrent aux Etats-Unis avec les Nazis.

Ces nazis échappés ont commencé à mener des études sur le contrôle de l’esprit pour le renseignement militaire, dans les hôpitaux militaires des Etats-Unis. Ces médecins nazis étaient des satanistes. Par la suite, le garçon a changé de nom, il l’a américanisé, a obtenu un doctorat en médecine, est devenu un médecin, et a poursuivi ce travail qui semble être au centre de la programmation de ce culte aujourd’hui. Son nom est connu de patients à travers le pays.

Ce qu’ils font essentiellement dans ces programmes, c’est d’obtenir un enfant et de commencer la programmation de manière basique, semble-t-il, à partir d’environ deux ans et demi, après que l’enfant ait déjà été rendu dissociatif. Ils vont le rendre dissociatif non seulement par l’abus, comme les abus sexuels, mais aussi avec des méthodes comme mettre une souricière sur leurs doigts et d’enseigner aux parents :

“ Tu ne l’enlèves pas jusqu’à ce que l’enfant cesse de pleurer. C’est seulement alors que vous revenez et le retirez “

Ils commencent dans des formes rudimentaires à environ deux ans et demi et passent à la vitesse supérieure, apparemment, autour de six ou six ans et demi. Ils continuent à l’adolescence avec des remises à niveau périodiques à l’âge adulte.

Pendant la programmation, l’enfant sera mis généralement sur une civière. Ils auront un IV dans une main ou un bras. Ils vont être sanglés, généralement nus. Il y aura des fils attachés à leur tête pour surveiller l’électroencéphalographe. Ils verront une lumière pulsée, le plus souvent décrite comme rouge, parfois blanche ou bleue. On va leur donner, le plus souvent, je crois, du Demerol. Parfois, il y aura d’autres médicaments selon le type de programmation. Ils ont, je pense, appris à vous donner une dose fixe toutes les 25 minutes jusqu’à la fin de la programmation.

Les patients décrivent ensuite une douleur à l’oreille, l’oreille droite en général, où il apparaît qu’une aiguille a été placée. Ils entendent des sons étranges, désorientants dans cette oreille alors qu’ils voient une stimulation lumineuse pour mener le cerveau à un tracé spécifique d’ondes cérébrales, avec une lumière pulsée à une certaine fréquence qui n’est pas sans rappeler les lunettes qui sont maintenant disponibles à travers Sharper Image et certains de ces magasins. Puis, après une période donnée quand ils sont dans un certain état d’ondes cérébrales, ils vont commencer la programmation orientée vers l’auto-destruction et d’avilissement de la personne.

Une patiente d’environ huit ans avait vécu une forte programmation précoce, qui a eu lieu sur une installation militaire. Ce n’est pas rare. J’ai traité et été impliqués dans des affaires qui font partie de ce projet originel de contrôle de l’esprit, et dont les sessions de programmation avaient également lieu sur des installations militaires dans de nombreux cas. Nous avons trouvé beaucoup de liens avec la CIA. Cet enfant était dans une école du culte privé, où plusieurs de ces sessions avaient lieu chaque semaine.

Elle était prise dans une pièce où ils étaient tous accrochés. Ils faisaient tous ce genre de choses. Quand elle était dans un bon état d’altération, ils n’avaient plus besoin de la suivre avec l’électroencéphalographe. Elle avait aussi des électrodes placées sur elle, une dans le vagin, par exemple, quatre sur la tête. Parfois, ils y en avait sur d’autres parties du corps. Ils commençaient alors et lui disaient :

” Tu es en colère contre quelqu’un dans le groupe. ”

Elle disait :

” Non, je ne le suis pas ”

, et alors ils la choquaient violemment. Ils disaient la même chose jusqu’à ce qu’elle cède et ne fasse plus aucune réponse négative.
Ensuite, ils poursuivraient.

” Quand tu es en colère contre quelqu’un dans le groupe, tu te blesses toi-même, tu comprends ? ”

Elle a répondu: “Non” et ils lui ont envoyé un choc. Ils ont répété encore une fois,

” Tu comprends ?” “Eh bien, oui, mais je ne veux pas. ”

Elle a de nouveau reçu un choc, et ainsi de suite jusqu’à ce qu’elle réponde correctement.

Ensuite, ils continuent d’en rajouter.

” Et tu vas te faire mal en te coupant. Tu comprends ? ”

Peut-être qu’elle dirait oui, mais ils pourraient dire: “Nous ne te croyons pas”, et lui auraient encore envoyé un choc de toute façon. Elle a dit que généralement ils semblaient faire ça durant environ 30 minutes, puis prenaient une pause pour fumer une cigarette ou quelque chose comme ça, et ils revenaient. Ils pouvaient regarder ce qu’ils venaient de faire et arrêter, ou continuer avec du nouveau matériel. Elle a dit que les sessions povaient durer une demi heure aussi bien que trois heures. Elle estimait que ça devait se passer trois fois par semaine.

La programmation se faisait sous l’influence de drogues, dans un certain état d’ondes cérébrales, avec ces bruits dans une oreille et les programmeurs qui parlaient dans l’autre oreille, généralement l’oreille gauche, qui est associée avec l’hémisphère droit, non dominant dans le fonctionnement du cerveau. Tout cela alors qu’ils lui parlaient et en plus lui demandaient une concentration intense. Souvent, il fallait mémoriser et redire certaines choses, pour éviter la punition, les chocs, et d’autres sortes de choses. C’est comme ça que ce déroulent beaucoup de programmations.

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